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Supportrices d’un jour à Roland Garros

12 juin 2018
©FFT
Jeudi 7 juin 2018 avait lieu les demi-finales féminines de Roland Garros sur le court Philippe Chatrier. Un grand court, pour amener le maximum de personnes admirer le tennis féminin. Mais ces admirateurs du tennis qui sont-ils ? Les Sportives a tenté de mener son enquête sur le terrain.

C’est à la sortie du court central, à la fin des deux matchs que nous avons rencontré Chloé et Vania, deux amies et supportrices d’un jour, invitées par l’un des partenaires du tournoi à assister à ces demi-finales. Quand vient alors la fatidique question : « Plutôt tennis féminin ou masculin ? » , Vania répond sans complexe « je préfère encore le tennis masculin même si j’étais assez étonné du niveau de la première demi-finale. Je trouvais que le jeu et l’intensité était à la hauteur d’un match masculin. Il y a pas mal d’évolution dans le tennis féminin aujourd’hui ». Mais son amie Chloé à un tout autre avis sur la question : « Pour moi, ce n’est pas plus intéressant de voir des hommes que des femmes. Le style de jeu est différent chez les féminines, c’est moins bourrin et il y a plus de longs échanges ».

Manque de supporters = manque de visibilité médiatique ?

Si les deux jeunes femmes étaient ravies d’assister aux deux matchs, un constat s’impose, ne serait-ce que visuellement, les supporters manquent à l’appel : « J’étais surprise que pour les demi-finales ce ne soit pas plus plein », s’étonne Vania. La deuxième demi-finale qui voyait s’affronter Sloane Stephens et Madison Keys avait même moitié moins de public.

Première demi-finale à gauche (Simona Halep contre Garbine Muguruza), deuxième demi-finale à droite (Sloane Stephens contre Madison Keys)

Un désamour du tennis féminin ou des joueuses victimes de leur manque de visibilité médiatique ? Chloé a sa propre réponse, « le tennis féminin à moins de visibilité, les gens connaissent moins les joueuses. Peut-être que le niveau du tennis intéresse moins aussi, mais j’ai un peu du mal à le croire ». Le manque de supporters sur la deuxième demi-finale pourrait aussi s’expliquer du fait que les deux américaines sont beaucoup moins exposées médiatiquement que des joueuses comme Garbine Muguruza, gagnante de Roland Garros en 2016 et Simona Halep finaliste de l’édition 2017, actuellement numéro 1 mondial. Mais comme le dit Chloé : « Si on aime le tennis, on va voir tous les tennis ».

Margot Ridon

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