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Les Sportives : trois mois en immersion

8 septembre 2017

Tout d’abord, bonjour à tous, amis lecteurs et amies lectrices ! Vous ne me connaissez certainement pas, et vous vous demandez sûrement qui est cette inconnue qui écrit aujourd’hui. Laissez-moi me présenter : Claire, étudiante en école de commerce et mordue de sport, particulièrement le demi-fond. Dans le cadre de mes études, j’ai effectué un stage de quelques mois chez Les Sportives Magazine. J’ai souhaité vous raconter, au terme de cette immersion, ce qui se cache derrière ce nouveau et jeune média.

A mes débuts dans l’entreprise, j’appréhendais tout de même un peu, me demandant ce que j’allais faire ; mes camarades étant souvent quant à eux cantonnés à naviguer entre la machine à café et la photocopieuse ou à vendre des paires de basket. La plupart du temps, les stagiaires ne sont pas estimés à leur juste valeur, ce qui est bien dommage car c’est une main d’œuvre peu coûteuse et efficace.

Mais pour moi, rien de tout cela. J’ai découvert chez Les Sportives une identité et un projet fort qui dépasse toute forme de simple envie lucrative. Ce magazine est bien plus qu’un papier de divertissement, il a un objectif, une idée : le développement du sport féminin.

Accueillie chaleureusement dès mon arrivée, je me suis tout de suite sentie à mon aise. Malgré mon jeune âge, les contributaires du magazine m’ont intégrée comme un membre à part entière. Rassurez-vous, je ne compte pas vous énumérer tout ce que j’ai fait durant ces trois mois, il faudrait bien plus qu’un article pour cela.

Fraîchement installée au sein des bureaux, me voilà plongée dans le projet du moment : la sortie du numéro 5 du magazine, le numéro anniversaire, déjà bien amorcé lorsque je suis arrivée. J’ai tout de suite été sollicitée pour aider le maquettiste à boucler les 68 pages que vous attendiez patiemment dans vos boîtes aux lettres et kiosques. Trois mois de travail, des dizaines de relectures, quelques derniers réglages administratifs, un plan de communication ficelé autour de la sortie du numéro, puis la touche « Entrée » est actionnée. Direction l’imprimeur et dix jours plus tard le magazine papier est né, bien arrivé dans nos bureaux en palettes entières.

4 juillet, soirée anniversaire pour Les Sportives, qui souffle officiellement sa première bougie. J’ai eu l’entière responsabilité de l’organisation, ce fut mon plus grand challenge et la plus belle confiance qui m’ait été accordéee. Sportifs, journalistes et têtes pensantes du monde du sport ont répondu présents, dont la nouvelle ministre des Sports, Laura Flessel. Ce fut un réel honneur et un beau message d’espoir de voir autant de personnes mobilisées pour le sport au féminin.

Evénements sportifs, tournages, rendez-vous partenaires, interviews, salons, séances photos…ça bouge chez Les Sportives. Ça bouge tellement vite que les soutiens extérieurs peinent à suivre le rythme du magazine et surtout celui de sa fondatrice, Aurélie Bresson, que j’ai pu seconder au jour le jour. Les politiciens, les fédérations, les associations et j’en passe, apportent leur soutien mais tout est très lent, trop lent en comparaison de votre engouement pour ce trimestriel sportif.

Remarquez que je n’ai pas parlé d’employés car la plupart des personnes investies dans ce projet sont des bénévoles. Eh oui ! Un beau projet mobilise forcément de belles volontés. Les Sportives, c’est bien plus qu’un magazine. C’est un vrai travail de recherche autour du sport au féminin dans toute sa diversité et une mise en avant des valeurs du sport dans leur globalité, fruit de la volonté d’une équipe motivée pour mettre les sportives en lumière et à leur juste place.

Le projet a de beaux jours devant lui, voire de belles années ! De belles années qui, je l’espère autant que vous, iront jusqu’en 2024 et accompagneront ces Jeux que nous attendons tellement. Et qui sait si les JOP de Paris 2024 ne seront pas ceux de la sportive ?

 

Claire BONY

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