Dans leurs veines A sang pour Sang

L’AIKIDO, UN ART MARTIAL PLUS QUE FEMININ

17 juin 2016

UN ART MARTIAL SINGULIER, QUI RÉUNIT HOMMES ET FEMMES

Longtemps pratiqué par les hommes seuls, comme beaucoup d’art martiaux, l’aïkido séduit aujourd’hui de plus en de femmes grâce à une particularité simple : ne pas reposer sur la notion d’opposition.

31XI15 - (63)

Copyright photos : Cédric Chort

A l’utilisation de la force musculaire, l’aïkido préfère la mobilité, la rapidité, la souplesse et la disponibilité, utilisées pour dévier et contrôler un partenaire lors de frappes ou de saisies, en « laissant passer » la force de l’attaquant afin de la diriger et, ainsi, de la neutraliser. En cela, il constitue un martial adapté à tous, aux petits comme aux grands gabarits et, de ce fait, aux hommes comme aux femmes.
L’absence de compétition permet également d’éviter la classification sportive en catégories de poids et de réunir sans difficulté hommes et femmes sur les mêmes tatamis, avec une recherche commune : améliorer ses capacités physiques et mentales. Un objectif bien plus motivant que de simplement gagner un match ou un combat – on ne parle d’ailleurs pas d’adversaire, mais de partenaire en aïkido.
“Les entraînements, basés sur la respiration, la vigilance, la détente du corps et de l’esprit, face à des attaques à mains nues, ou des attaques avec des armes, m’ont permis d’améliorer la confiance en moi, la maitrise de mon corps et de mon esprit et ainsi une certaine sérénité. C’est pour moi un moyen idéal pour lâcher prise et évacuer le stress quotidien du travail et de la vie familiale”, confie Marie, pratiquante depuis plus de 15 ans.

L’AIKIDO : TECHNIQUES, VALEURS ET … PLAISIR

La pratique de l’aïkido, composée de déplacements, de chutes, de roulades… permet de dépasser les appréhensions et de façonner harmonieusement sa silhouette en développant une tonicité et une tenue du corps.

Si l’apprentissage de l’aïkido consiste au départ à reproduire des mouvements montrés par l’enseignant, il permet assez rapidement de développer la proprioception, c’est-à-dire la conscience profonde de la position des différentes parties de son corps.
L’idée est d’améliorer sans cesse la perception de son environnement, de son corps et des mouvements du partenaire.
La pratique, au contact des partenaires, s’enrichit et s’affine, permettant de développer la précision des gestes, l’harmonie du mouvement à deux mais aussi la capacité d’adaptation. Toutes ces qualités sont, de fait, transposables hors du dojo, dans la vie quotidienne.
“Depuis que je pratique l’aïkido j’ai développé une meilleure connaissance de mon corps. Aujourd’hui j’ai acquis une certaine aisance dans la réalisation de mes gestes et la mobilité de mon corps. On est beaucoup en contact physique pendant les entraînements, ce qui m’a aussi aidée à dépasser l’appréhension que j’avais des autres. Je me suis rendue compte que l’aïkido a aussi des effets positifs même en dehors des entraînements, je me sens beaucoup plus à l’aise dans la relation avec les gens. J’ai gagné en assurance“, précise Camille, pratiquante depuis 5 ans.

UN ART MARTIAL A LA FOIS TRADITIONNEL ET MODERNE

Copyright photos : Cédric Chort

Copyright photos : Cédric Chort

L’aïkido est un art martial moderne, issu d’écoles anciennes, il véhicule des valeurs qui ont toute leur place dans notre monde moderne.

L’histoire de l’aïkido est indissociable de celle de son fondateur, O-Senseï Morihei Ueshiba (1883-1969), l’un des artistes martiaux les plus réputés de son temps, et l’une des dernières grandes figures mythiques du monde du budo.
Pratiquant émérite de nombreuses écoles de combat à mains nues ou armé, il connut également une vie spirituelle intense, et érigea l’aïkido en voie orientée par des valeurs humanistes et pacifistes. Le respect de soi et des autres se trouve ainsi inscrit au fondement même de cet art martial, éclairé par l’aspiration à des relations harmonieuses.

En cela, l’aïkido constitue une recherche de développement physique et mental, visant au dépassement de ses propres faiblesses, sans intention de nuire ou d’écraser l’autre. Si ce travail est personnel, il se fait avec l’aide des autres, dans une recherche à deux, chacun donnant et recevant pour permettre l’apprentissage de soi, de l’autre et de la relation.
L’aïkido permet de façonner son corps, son esprit dans la répétition des mouvements, dans la présence habitant chacun des gestes, que l’on cherche à toujours affûter, préciser… A ce titre, il ne constitue ni un simple sport ni un objet de consommation, dans lequel on viendrait piocher des techniques de défense. Passée la phase de la première découverte, les pratiquants souhaitent en effet s’investir bien plus profondément dans cette étude, la persévérance constituant une qualité essentielle, partie intégrante de la voie que constitue l’aïkido.

“Ce qui m’a séduit en premier lieu dans l’aïkido, c’est cette philosophie de vie, dans laquelle intellectuellement je me retrouve. Pour avoir essayé d’autres sports, je n’ai pas trouvé ailleurs cette ambiance chaleureuse, de bienveillance et de plaisir, et malgré tout de sérieux et de légèreté”, Sylvie, 1 an de pratique.

www.aikidonord.com
www.ffabaikido.fr

À lire également...