Double-Je(u)

Koumba Larroque : « Je me donne les moyens pour réussir »

1 août 2017

A 20 jours des prochains championnats du monde de Lutte à Paris, la grande favorite Koumba Larroque s’exprime avec modestie sur sa carrière et sa récente intégration dans le cercle très restreint (neuf sportifs) des athlètes RATP. Actuellement en pleine préparation à l’INSEP qu’elle a rejoint en 2016, cette jeune femme de 18 ans affiche déjà un palmarès*  impressionnant dont les titres de Championne du monde et d’Europe en titre dans sa catégorie.

 

La lutte est un sport que l’on associe, par cliché, aux hommes. Comment t’es venue l’envie de pratiquer ce sport ?

« J’ai commencé à pratiquer la lutte par hasard à l’âge de 9 ans en allant, avec ma mère, chercher mes frères qui faisaient de la lutte au club de Sainte-Geneviève-des-Bois en région parisienne. En ayant grandi avec deux frères aînés, j’étais moi-même un peu garçon manqué et bagarreuse. J’ai donc voulu tester ce sport et j’ai directement accroché. Malheureusement nous sommes trop peu de femmes à pratiquer dans les différentes catégories. »

 

Tu as intégré l’INSEP l’année dernière. Est-ce que cela t’a effrayée, intimidée ? Qu’est ce qui a changé depuis que tu vis dans le temple du sport français ? 

« Mon intégration à l’INSEP a été très simple et naturelle car je connaissais déjà beaucoup de monde là-bas. J’avais déjà eu l’occasion de m’y rendre à plusieurs reprises pour effectuer des stages et des préparations. A l’INSEP, j’apprécie le fait que tout soit dans la même structure. Le centre sportif est complet, nous avons une magnifique salle de lutte, le médical, le scolaire, tout est réuni pour que l’athlète bénéficie des meilleures conditions.»

 

A seulement 18 ans, tu as presque tout gagné. Dernièrement, tu es montée sur la première marche du podium aux championnats d’Europe Junior à Dortmund dans la catégorie -72 kg. Après cette victoire, es-tu en confiance pour les championnats du monde à Paris, cet été, en août ?

« Je ne pourrais pas dire que je suis « confiante » pour ces championnats du monde car je manque globalement de confiance en moi, mais je sais que je me donne vraiment les moyens pour réussir et que j’ai suivi une bonne préparation. De plus, les tournois et championnats auxquels j’ai participé et les résultats obtenus m’ont prouvé que j’avais le niveau international. Que j’avais les capacités, si je donne tout, de faire une médaille à ce championnat du monde et de préférence la plus belle. »

 

Lors de ces derniers championnats d’Europe, la RATP a annoncé que tu rejoignais leur dispositif  Athlètes de Haut Niveau , qui a pour but d’accompagner les sportifs dans leur carrière mais aussi dans leur reconversion, leur avenir professionnel en proposant entre autre des formations et des stages. Que t’apporte cet accompagnement au niveau tant sportif que professionnel ?

« L’accompagnement de la RATP est en quelque sorte un soulagement pour ma part, car la lutte, ayant peu de moyens, fait partie des disciplines sous médiatisées. Le fait d’être accompagnée par cette grande entreprise, est donc rassurant pour moi. C’est pour ma part très gratifiant de voir que la RATP croit en moi ainsi qu’en mes capacités et me donne les moyens de réussir. Au niveau professionnel, je suis pour le moment très concentrée sur mes échéances sportives et je continue de suivre mes études. »

 

*Son palmarès sportif

Championne d’Europe Junior 2017 catégorie  -72kg

Championne d’Europe 2017 – 23 ans catégorie -69 kg

Médaille de bronze aux championnats d’Europe 2017 -69kg

Championne du Monde Junior 2016

Championne d’Europe Junior 2016

Championne du Monde Cadette 2015

Championne d’Europe Cadette 2015

3ème aux Jeux Olympiques de la Jeunesse 2014

Multiple Championne de France

Claire Bony

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