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Où sont les femmes pratiquantes de cyclisme ?

1 décembre 2017

Les femmes représentent 10% des pratiquants de cyclisme en France. Un constat saisissant qui place la Fédération Française de Cyclisme sur le podium des mauvais élèves des fédérations olympiques ayant le taux de féminisation le plus faible. Le cyclisme est pourtant l’un des sports les plus pratiqués en France. La fédération se mobilise et organise « Les Etats Généraux du cyclisme féminin » dont l’objectif marqué est la préparation d’un diagnostic complet sur la pratique féminine du cyclisme.

Le cyclisme est l’un des sports les plus pratiqués en France. 2 millions de pratiquants et près de 17 millions de français ont déclaré avoir pratiqué une activité « vélo » au cours de l’année. Et pourtant en 2017, la Fédération Française de Cyclisme compte dans ses rangs seulement 10% de licenciées féminines (environ 12 000 licenciées). Un constat qui fait réagir la Fédération qui lance en 2016, son plan de féminisation baptisé « Elles à Vélo » et l’organisation des « Etats Généraux du cyclisme féminin » en partenariat avec le Département de l’Essonne (91). Cet événement se déroulera au sein de la Maison départementale des Comités Sportifs de Mennecy. Préparer un diagnostic complet sur la pratique féminine du cyclisme : tel est l’objectif souligné des « Etats Généraux du cyclisme féminin » qui auront lieu les 16 et 17 décembre 2017.
« Ces 2 jours permettront de rassembler l’ensemble de la « famille » du cyclisme féminin élargie », présente Thomas Dubreuil, Agent de développement en charge du plan de féminisation de la Fédération Française de Cyclisme. La FFC invite l’ensemble des acteurs du cyclisme français (athlètes, anciennes championnes, entraineurs nationaux, cadres techniques régionaux, membres des commissions féminines régionales, organisateurs d’épreuves, arbitres, partenaires) à se mobiliser. Sur ces 2 jours, la FFC ouvre l’accès au public le samedi. « Nous produirons des préconisations sur la feuille de route des 4 années à venir, définirons des référents locaux du cyclisme féminin. Les enjeux majeurs sont de mobiliser les Comités et de centraliser/mutualiser les actions par la Fédération. »

Un chantier de taille pour lequel rien n’est laissé au hasard et aucune thématique laissée de côté : les différentes disciplines, le développement compétition et ludique, le haut niveau, la formation, l’accès aux responsabilités bénévoles, l’arbitrage, l’accompagnement des entraineurs et cadres techniques féminines, l’accompagnement médical,… « A partir du diagnostic réalisé sur la base de ces thématiques, nous réaliserons un plan de féminisation à mettre en œuvre lors des prochaines années et déterminer des actions à court, moyen et long terme », expose Thomas Dubreuil. « Nous travaillons d’ores et déjà sur des projets de développement de la pratique féminine mais nous attendons également des propositions et l’investissement de l’ensemble du réseau du cyclisme féminin pour réaliser notre objectif. »

 

La FFC affiche clairement vouloir déjà renouveler tous les 4 ans cette mobilisation « dans le but d’un suivi et d’une analyse de l’effet des actions menées ». Il n’est qu’encourageant et salutaire de soutenir l’initiative de la FFC dont le défi sera avant tout d’imaginer et de mettre en place une politique sportive solide en faveur du développement de la pratique sportive féminine. Sur le papier, le cyclisme au féminin a de beaux jours à construire devant lui. Et les attentes de la famille du cyclisme sont grandes. Le rendez-vous est donné : la « remontada » de la position de la FFC dans les fédérations sportives les plus féminines est amorcée, cette fois.

A.B

 

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