Sportives de caractère

Le défi relevé de Liza Djouaher pour sa première fois sur les 20 km de Paris

29 août 2018
Le timing se resserre avant la 40eme édition des 20 km de Paris. Liza Djouaher originaire des Yvelines, une sportive déjà affirmée dans de nombreuses disciplines se souvient de sa toute première fois. Elle s’est finalement lancée dans la course à pied par défi : « Je ne sais pas ce qui m’a pris mais j’ai répondu oui à un ami du tac au tac sans mesurer les conséquences de ma réponse ».

Habitante d’Elancourt dans les Yvelines, Liza se jette dans l’aventure de courir les 20 km de Paris en 2016. Mariée, maman et chef d’entreprise, elle est une sportive accomplie pratiquant régulièrement plusieurs activités sportives : pilate, yoga, zumba et musculation. Elle n’a débuté la course à pieds qu’en septembre 2016. « Tout est parti d’un défi qu’un ami m’avait lancé. À ce moment-là, je ne courrais pas du tout et j’étais en léger surpoids. Il m’a proposé de courir un semi-marathon avec lui. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris mais j’ai répondu oui du tac au tac sans mesurer les conséquences de ma réponse. Il était trop tard pour revenir en arrière, alors ni une ni deux me voilà partie en quête d’une course officielle type semi pour me préparer et me motiver. Je tombe sur les 20 km de Paris qui ont lieu en octobre. Je me dis banco, ça sera ma première course ! »Défi relevé pour Liza.

« Du 17e au 19e kilomètre c’est comme si j’étais aux enfers, chaque mètre était une victoire »

Avec peu de temps devant elle, Liza décide de prendre des conseils un peu à droite à gauche. « Les débuts sont laborieux, je n’ai pas de souffle, pas de jambes mais jamais je ne me suis découragée et j’ai toujours pensé y arriver ! Je Progresse vite, je trouve mon souffle, j’augmente les distances jusqu’à 15 km la semaine avant la course… il m’en manque 5… »

Physiquement il restait donc encore du travail pour Liza. Mais mentalement, c’est sportive n’en a pas démordu : « J’étais confiante et apeurée jusqu’a la veille de la course. Je dors mal et peu. Le matin même j’avais le ventre noué, je ne veux pas me décevoir ! »

Et enfin le grand jour arriva : « Il faisait beau, l’ambiance dans le sas était géniale, ça m’a un peu détendu. Et puis c’est parti, c’est à moi d’y aller et de tout donner. Les kilomètres défilent jusqu’à 10 assez facilement. Du 10e au 17e, les choses se compliquent puisque je suis fatiguée et j’ai trop chaud. Je n’imaginais pas qu’il ferait si beau j’étais trop couverte. Du 17e au 19e c’est comme si j’étais aux enfers, chaque mètre était une victoire, je souffre mais hors de question de marcher et encore moins d’abandonner. Arrive le kilomètre 19 et tous ces gens qui sont là pour nous encourager, ça me donne envie de pleurer. Je passe cette ligne d’arrivée en pleurs, heureuse et fière de moi ! Je l’ai fait ! J’ai fait l’impensable ! »

Aller au bout d’un défi en partant de zéro est une immense fierté pour cette nouvelle runneuse. Depuis, elle n’arrête plus de courir. La prochaine édition des 20 km de Paris sera sa troisième participation. Son objectif : améliorer son temps mais surtout profiter de cette belle course dans cette belle ville puisque comme le dit Liza « aujourd’hui les 20 km de Paris c’est MA course, ma chouchoute. »

Avec cette belle expérience, Liza a gardé en tête une expression chère à toutes les sportives et tous les sportifs : « rien n’est impossible, il faut juste se donner les moyens de réussir. »

Propos recueillis par Déborah Sarfati

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