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Shara Gillow, une cycliste et un mental

15 avril 2018

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LE PORTRAIT DU MOIS

Dans le cadre de son programme d’actions Sport Pour Elles, FDJ soutient et encourage les championnes, et agit pour donner envie à toutes les femmes de pratiquer une activité sportive et faire évoluer les mentalités. #SportPourElles

interview

Shara Gillow, une cycliste et un mental
En août 2017, la FDJ Nouvelle-Aquitaine Futuroscope annonçait que Shara Gillow, recrutée l’année précédente, prolongeait l’aventure pour les trois saisons à venir. Une excellente nouvelle pour l’unique équipe féminine professionnelle française tant l’australienne représente une valeur sûre du circuit.

 


« Exactement ce que j’attendais »

Redoutable sur les courses d’étapes, la cycliste est également une excellente grimpeuse. Actuellement trentième au classement individuel UCI, Shara Gillow avait justement rejoint la team FDJ Nouvelle-Aquitaine Futuroscope pour passer un cap dans sa carrière. « Je suis passée pro il y a six ans et la FDJ m’a donné l’opportunité d’être leader, explique la sportive dans un sourire éclatant. C’était exactement le changement que j’attendais. J’apprécie vraiment ce rôle. Intervenir et exploser à la fin d’une course est vraiment particulier. Tu dois être très forte mentalement et toujours être convaincue que tu peux atteindre ton objectif. Tu peux lire un million de livres mais à la fin, il faut agir, et pousser ton corps…Avec le reste des filles, il y a un vrai potentiel et j’ai beaucoup d’espoirs sur cette saison. »

Une envie de mouiller le maillot et de réussir en équipe que la sportive connaît depuis le plus jeune âge. Native de Nambour, fille de David Gillow, coureur cycliste qui avait représenté le Zimbabwe aux Jeux Olympiques de Moscou en 1980, Shara a grandi en compagnie de ses six frères et soeurs.

 « J’ai toujours appris à partager. Dans la famille, nous sommes tous sportifs mais aussi très différents. Etre aussi nombreux, c’est sur que cela aide à s’entendre avec les autres, » glisse-t-elle.

Un désir doré

Bien décidée à briller sur une olympiade, Shara Gillow a fait des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 un objectif sacré. « C’est mon but ultime. Remporter la médaille dans cette compétition en portant le maillot de mon pays aurait vraiment quelque chose de tellement magnifique… » avoue l’australienne au mental d’acier qui ne refuse jamais de grimper sur une planche de surf, son autre sport favori. Car si Shara Gillow sait jouer collectif, elle ne s’est jamais oubliée et a développé diverses passions. Comme son amour pour les langues étrangères.

« Ce n’est pas très commun en Australie, confie-t-elle. J’ai vécu en Italie, en Hollande et à chaque fois, j’essaie d’apprendre à parler la langue. Quand j’étais petite, je rêvais de parler français. Aujourd’hui, je comprends le français mais je dois davantage travailler pour mieux m’exprimer… »

 

Adepte des accélérations sur la dernière ligne droite, Shara Gillow aime à pousser ses jambes et son vélo au delà des limites. « J’aime les contre-la-montre parce qu’il s’agit vraiment de ce qu’un sportif va être capable de faire. Le résultat ne dépend de personne d’autre. »

La cycliste avait d’ailleurs été sacrée championne d’Australie du contre-la-montre en 2011, 2012, 2013 et 2015. Un état d’esprit à toute épreuve qui lui a permis de remporter la deuxième place de la course Durango-Durango en Espagne ou de se classer troisième du grand prix de Plumelec-Morbihan la saison dernière. Une rage de vaincre infaillible, quelque soit la situation dans laquelle elle se trouve. Sur le Tour des Flandres 2017, la sportive avait pédalé avec trois côtes fêlées. « Mais penser à ma douleur n’allait pas m’aider et j’avais déjà jouer avec des blessures dans le passé. J’étais très déterminée. »

 

Copyright photo : Presse Sports

 

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