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Mathilde Gros, une championne « amoureuse de l’impossible »

14 septembre 2018

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LE PORTRAIT DU MOIS

Dans le cadre de son programme d’actions Sport Pour Elles, FDJ soutient et encourage les championnes, et agit pour donner envie à toutes les femmes de pratiquer une activité sportive et faire évoluer les mentalités. #SportPourElles

Photo : Stephane Kempinaire / KMSP

interview

Mathilde Gros, une championne « amoureuse de l’impossible »

« Plus jeune, quand j’ai vu les Braqueuses[*] à Londres, je me suis dit que je voulais donner le même plaisir aux gens et devenir Céline Dumerc. » La vie en a pourtant décidé autrement pour Mathilde Gros, autrefois basketteuse de talent, désormais championne de cyclisme. « A 4 ans, j’étais déjà grande et mon frère faisait du basket, alors c’est vers ce sport que je me suis dirigée, retrace-t-elle. A 16 ans, quand j’ai intégré le Pôle Espoir d’Aix-en-Provence, j’ai compris que ce serait dur d’aller jusqu’en équipe de France. »

 


Mais le hasard fait bien les choses. Lorsqu’un préparateur physique l’observe sur un vélo en séance de musculation, il n’en croit pas ses yeux. Mathilde Gros est si performante qu’il avertit la Fédération Française de Cyclisme.

Des blessures et de l’acharnement

Les premiers temps sont compliqués. « Le premier jour à l’INSEP[1], j’ai glissé violemment sur la piste. Une écharde de sept centimètres m’est rentrée dans la fesse gauche. J’ai dû aller à l’hôpital pour me faire opérer » se rappelle-t-elle avec douleur. Mais la jeune fille s’acharne et les premiers résultats chez les juniors tombent : médaille d’or européenne du 500 mètres et de vitesse en 2016, médaille d’or de Keirin[2]et du 500 mètres sur les mondiaux de 2017.

« Quand on m’a proposé de basculer au vélo, je savais que ça allait être difficile. Je déteste perdre, j’adore les défis. Mon rêve, c’est participer à des Jeux Olympiques et gagner une médaille, alors je n’ai pas hésité longtemps ! Même si ça a été très dur au début. Je dois beaucoup à mon entraîneur, Herman Terryn.»

Et puis, de nouveau, une lourde chute durant une compétition en 2017 l’éloigne des pistes plusieurs mois. « Quand je me suis relevée, j’ai senti mon bras lâcher. Ma saison était finie. J’avais plein d’objectifs en 2018 mais là, il n’y avait plus moyen de s’entraîner. Ça a été très dur à vivre. Ce ne sont que des souvenirs négatifs. Mais c’est peut-être grâce à cette expérience que j’ai été performante cet été…»

L’obsession olympique

En août dernier, Mathilde Gros explose. A Glasgow, elle devient championne d’Europe de vitesse et de Keirin chez les séniors. La jeune prodige est célébrée dans les médias. Si elle se sait désormais attendue, Mathilde ne rêve plus que des anneaux olympiques dans deux ans.

« J’essaie de rester dans une bulle pour éviter la pression. J’ai gagné cet été mais toutes les courses sont différentes. J’attaque les mondiaux cette année, c’est un autre niveau avec d’autres filles à affronter. »

Philosophe, Mathilde Gros n’a qu’une maxime en tête. « J’aime ce qui est difficile, le compliqué m’attire et je suis toujours amoureuse de l’impossible, cite-t-elle. Cette phrase m’attire et me correspond. »

 

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[*] « Les Braqueuses » est le surnom de l’équipe de France féminine de basketball qui a décroché la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Londres en 2012.

[1]L’Institut National du Sport de l’Expertise et de la Performance est l’établissement de référence des futurs champions français.

[2]Le Keirin est une épreuve qui oppose un peloton de six à huit coureurs sur 2 kilomètres. Les concurrent(e)s accélèrent progressivement jusqu’au sprint final à 600 mètres de l’arrivée.

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