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« Le sport féminin, un secteur d’avenir » : l’étude du CDES en partenariat avec la FDJ

5 septembre 2017

La FDJ en partenariat avec le CDES a produit une étude relative au « sport féminin ». Une étude intéressante qui dresse un état des lieux précis de la pratique sportive des femmes et quantifie son poids économique. L’étude démontre en quoi le sport féminin est un secteur porteur pour l’ensemble des acteurs du sport et plus particulièrement les médias et les annonceurs. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la priorité forte et assumée de FDJ de contribuer au développement et au soutien du sport féminin.

Au sens plus large, l’objectif annoncé de cette étude était de donner des éléments sur le poids économique du sport féminin (pratique, économie, médiatisation), de démontrer son potentiel de croissance dans les années à venir et d’illustrer le décalage qui existe à l’heure actuelle entre ces éléments et l’investissement des différentes parties prenantes (médias, annonceurs).

Celle-ci se structure en deux parties. Une première partie consacrée à un panorama du sport féminin tant sur le plan de la pratique (licenciée ou non) que de l’économie (sport professionnel ou semi-professionnel) ; une seconde partie présentant les enjeux stratégiques du secteur et illustrant en quoi le sport féminin constitue un secteur à privilégier pour les acteurs de la filière dans les années à venir.

En tout cas ce qui ressort de cette enquête c’est indéniablement que les événements sportifs féminins sont générateurs d’audience et les femmes elles-mêmes s’intéressent de plus en plus aux événements sportifs avec à la clé une consommation médiatique du sport accrue. Il est d’ailleurs surprenant de constater que les audiences et l’économie généréés par les grands moments sportifs féminins restent encore inversement proportionnelles. Encore assez peu visibles sur les grands médias en dehors des événements des équipes de France, les chiffres d’audience démontrent en effet que le sport féminin dispose d’un public à fidéliser et développer et que les femmes sont des consommatrices de sport dans les médias à conquérir.

Ce qui aiderait le sport au féminin ? Que les acteurs (instances sportives, clubs, joueuses) se mettent en position d’intéresser les médias. Cela passe notamment par des formats de compétition lisibles et faciles à comprendre par les (télé)spectateurs.trices, mais également des enceintes sportives qui soient le plus possible adaptées à la diffusion télévisuelle (éclairage, espace de jeu vierge, recul) afin d’assurer des standards de production de haut niveau. Ceci prendra nécessairement du temps et nécessitera la mobilisation de tous les acteurs. Ce qui n’empêche pas certains acteurs d’investir dès à présent dans le secteur, à l’image d’Eurosport dont le vice-Président Arnaud Simon déclarait « une chaîne comme Eurosport s’implique dans le sport féminin, car elle sait qu’il représente le talent de demain. Il faut accepter que parfois, le stade ne soit pas dans un état idéal, que les niveaux entres deux équipes soient disparates […] Il faut accepter cela pour construire ». Dans un paysage médiatique où la concurrence entre opérateurs fait rage et où ces derniers sont toujours à la recherche de nouveaux publics, il apparaît en effet primordial de se démarquer et de miser sur le sport féminin mais aussi de continuer à offrir des sports et des événements sportifs dont les consommatrices sont toujours plus friandes. Il n’y a plus qu’à !

L.S.M

L’étude est consultable en intégralité en cliquant ici : télécharger l’étude

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