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Assia Hamdi « Lectrice, puis abonnée, pourquoi j’ai rejoint l’équipe des Sportives Magazine »

11 août 2017

Début juillet, la soirée du premier anniversaire du magazine Les Sportives fut celle des souvenirs. Réunis pour l’occasion, les membres de la rédaction se sont racontés comment ils ont rejoint l’équipe et ont fait le bilan de leur première année chez Les Sportives. Il y a quelques jours, fondatrice du magazine, Aurélie Bresson, m’a rappelé que je fêtais cette semaine mon premier anniversaire comme membre de la rédaction. Encore lectrice des Sportives en août dernier, j’en suis un an plus tard l’une des journalistes principales. Voici comment, en douze mois, Les Sportives est passé pour moi d’une collaboration de plus à une belle et enrichissante aventure professionnelle.

Active depuis l’enfance, j’ai toujours vu le sport comme un moyen d’abolir des inégalités. Alors, lorsque j’ai débuté mon métier de journaliste, la défense de la place de la femme dans le sport est vite devenu l’un de mes sujets de prédilection. Avant même que Les Sportives n’arrive, je parlais des femmes et du sport depuis quatre ans pour différents médias. Pour autant, je regrettais l’existence d’un magazine dédié à cette thématique. Certes, dans les kiosques, je trouvais que les titres féminins parlaient bien de sport, mais qu’ils relataient en grande partie des activités bien-être, des sports en vogue ou des astuces pour rester en forme. Des sujets pratiques et bien utiles, qui séduisent la sportive occasionnelle. Mais j’avais la sensation que le sport était plus exploré comme un outil de remise en forme que comme un vrai thème de société.

 

L’impression que dans ce projet, tout est possible

Quand Les Sportives est arrivé, j’étais donc sceptique sur ce nouveau magazine, mais j’ai voulu lui laisser une chance. A la première lecture, j’ai senti que le magazine présentait les athlètes telles qu’elles étaient, par leur passion de leur sport et leur détermination. Au fil des pages, les sportives étaient aussi mises en valeur par des photos, une maquette et des illustrations de qualité. Ce premier numéro, je l’ai vécu comme une nouvelle positive pour le monde du sport et pour ma profession. Convaincue par le projet, j’ai proposé mes services au magazine. J’ai d’abord écrit sur le site avant de prendre en charge deux rubriques du magazine. Quelques mois plus tard, j’avais découvert le bonheur de travailler de A à Z sur un projet motivant, parmi un collectif de personnes talentueuses ayant chacune sa propre histoire. Journalistes, photographe, illustratrice, maquettiste, contributeurs… chaque membre de la rédaction apporte aujourd’hui au magazine ses atouts pour promouvoir la place de la femme dans le sport. Lors de notre première rencontre avec Aurélie Bresson, je me souviens de sa motivation et de cette impression que dans ce projet, chacun de nous était autorisé à voire grand. Pour moi qui suis amoureuse de mon métier et qui se préoccupe pour l’avenir de notre profession, ce fut un chance. Un an plus tard, je suis ravie de m’investir dans l’éclosion des Sportives et, en parallèle, de continuer à écrire pour d’autres supports. Cette complémentarité me convient bien.

 

Ce jour où Les Sportives n’aura plus de raison d’exister

Les Sportives a fêté sa première bougie. Le magazine se félicite d’avoir des lectrices et lecteurs fidèles et des soutiens de poids. Créer le média n’a pas été simple, fêter le premier anniversaire a été un soulagement…et le faire durer sera un défi. Mais je le sens à chaque fois, à chaque nouvelle réunion : chaque numéro repose sur des semaines et des mois de travail. Cette nouvelle année est déjà l’occasion de voir encore plus loin. Pour pouvoir continuer de réaliser de la presse de qualité et en toute indépendance, les Sportives espère conserver votre soutien précieux. Si vous lisiez le magazine, les articles du site, et que vous appréciez notre travail, continuez à le partager sur les réseaux, à liker les publications, parlez en de vive voix, abonnez-vous. Tant que Les Sportives existera, nous serons heureux d’apporter notre pierre à la promotion du sport au féminin. Pour le moment, je continue de m’investir parce que je crois en ce projet et en les valeurs qu’il défend. Cela dit, une petite voix en moi ose espérer qu’un jour, Les Sportives n’aura plus besoin d’exister, que la création d’un média sur le sport au féminin ne sera plus exceptionnelle et qu’on parlera des sportives dans les journaux, à la radio ou sur les chaînes info tout au long de l’année. Peut-être aussi qu’il sera devenu normal de diffuser des compétitions de sport au féminin. D’ici là, j’espère que nous, médias, continuerons à défendre un monde dans lequel chaque petite fille, chaque petit garçon, chaque femme et chaque homme continueront de pratiquer le sport qu’ils aiment et avec le moins possible d’obstacles sur leur chemin.

 

Assia Hamdi

 

 

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