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Les inédits

Copyright Bastien Aubert
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Sandrine Gruda : « Je vise toujours plus haut »

21 octobre 2016

Félicitations à Sandrine Gruda qui est devenue cette nuit la première française à remporter le Championnat WNBA, le championnat professionnel nord-américain de basket au féminin. La joueuse des Sparks de Los Angeles était à la une de Les Sportives Magazine #2. Retour sur cette belle rencontre.


Née sous un panier, élevée par son père à près de trois mètres du sol, animée par une volonté féroce de briller sur les parquets, sa carrière, Sandrine Gruda ne l’a pas volée. Mais en tant que braqueuse, à Rio, elle prévoit un nouvel hold-up ! Sandrine Gruda, sportive parmi Les Sportives, s’est intimement confiée à nous dans une interview basket. Pas volée, vous l’aurez compris !

Si demain, vous aviez à rédiger votre autobiographie, que raconteriez-vous ?

S.G. : « Faire son autobiographie, c’est quelque chose de fort. Je dirais : j’ai grandi en Martinique, je suis tombée amoureuse du basketball toute petite, sous l’influence d’un père joueur professionnel. Plus j’en faisais et plus je me sentais bien, c’était devenu une forme d’obsession. Mon enfance a été bercée par le bruit des rebonds du ballon sur le sol… J’ai eu une enfance enjouée dans une famille dynamique et nombreuse. Nous étions trois sœurs très proches et nous rigolions beaucoup ensemble.

Ensuite, le basket a fait que j’ai dû partir dès l’âge de 14 ans en centre de formation puis à l’INSEP. Ma vie a donc très vite été régie par le sport. »

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Petite fille, qui était Sandrine Gruda ?

S.G. : « J’ai d’abord été complexée par ma taille (NDLR : elle mesure aujourd’hui 1m95). A l’âge de 6-7 ans, je voyais bien que j’étais plus grande que les autres filles de mon âge. C’est aussi sans doute pour ça que le basket m’a tant plu. D’un coup, ma taille est devenue un atout et non plus une difficulté au quotidien.

Tout ça ne m’empêchait pas d’être très heureuse, très active, aimant la vie et adorant taquiner les autres. J’adorais les réunions de famille, ces moments de partage où on cuisinait tout en dansant. Et aussi les matchs de basket avec mon père devant la télé. Il critiquait sans cesse comme si les joueurs avaient une chance de l’entendre ! »

Un drame personnel vous est arrivé très jeune avec le décès de votre maman. En quoi cela a-t-il influencé votre façon d’être et d’agir ?

S.G. : « Ma mère est décédée en 2006 mais je n’ai pas grandi avec elle. Mes parents ont divorcé très rapidement. Ce fut évidemment une grande tristesse à laquelle je m’étais préparée car cela a été progressif. Cela était dur mais c’est plus la perte de ma grand-mère, peu de temps avant, qui fut l’élément phare, car c’est surtout elle qui m’a élevée. Je l’ai toujours considérée comme ma mère donc sa disparition m’a obligée à devenir plus autonome, plus prête à affronter les obstacles. J’avais 18 ans. A cet âge-là, on n’est pas encore adulte. D’un coup, j’ai pris 4-5 ans de maturité. J’ai fait miens tous les conseils de vie qu’elle m’avait donnés et j’ai continué à me construire. »

Dans votre entourage familial, quelles furent les réactions quand vous avez annoncé vouloir devenir basketteuse professionnelle ?

S.G. : « Beaucoup de bonheur ! Je pense que mes proches n’ont jamais imaginé d’autres issues tant ils me voyaient à fond dans mon sport. Dès 12 ans, j’ai été mise dans un cursus « quasi » professionnel. Je les voyais toujours super contents quand je ramenais une médaille ou une coupe. »

Quelle a été l’influence de votre père, ancien basketteur, sur votre avenir sportif ?

S.G. : « Mon père m’a conseillée sur certains aspects du jeu mais sans jamais être mon coach. En revanche, sur toutes les grandes décisions que j’ai eues à prendre, il a toujours été là. Partir à Toulouse à 14 ans, puis l’INSEP, puis Valenciennes ou la Russie, il m’a toujours accompagnée. S’il m’avait dit de ne pas le faire, je l’aurais écouté. Sa parole comptait plus que toute autre, ça c’est clair. »

A 14 ans, vous quittez la Martinique pour le centre fédéral de Toulouse. Qu’est-ce qui vous a le plus marquée lors de cette période ?

S.G. : « Il fallait vraiment que je m’adapte à tout. A la nourriture, au style de vie, au jeu. Ce fut le grand saut. Etant très famille, ne plus voir mes sœurs, mon père, mes cousins et tantes… La déchirure fut réelle au départ. Mais une fois sur place, après un bon mois d’adaptation avec des filles adorables comme Jennifer Digbeu, mon amie de toujours, je m’y suis faite. »

A 18 ans, vous signez professionnelle à Valenciennes. En quoi cela a été une consécration pour vous ?

S.G. : « Parvenir à jouer dans la Ligue féminine a été un soulagement puis une consécration. Cela concrétisait tout ce que j’avais fait dans le passé pour en arriver là. J’avais quitté mon île natale dans un but précis et ce moment arrivait… »

Tout le monde vous disait au-dessus du lot dans les catégories de jeunes. Que vous inspiraient ces remarques ?

S.G. : « Je ne l’avais pas compris à l’époque. En quittant la Martinique, même si physiquement, j’étais dans les cordes, j’avais un temps de retard d’un point de vue technique. A Toulouse, j’ai dû faire des entraînements supplémentaires pour rattraper ce retard. Et c’est vraiment à l’INSEP que j’ai comblé mes lacunes. Une fois à Valenciennes, face à des joueuses connues et reconnues, je me suis enfin rendu compte, qu’effectivement, j’étais au niveau. »

Onze ans plus tard, vous êtes une joueuse mondialement reconnue. Vous attendiez-vous à un tel parcours ?

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S.G. : « J’ai toujours pratiqué ce sport en fonction des émotions qu’il me procurait. C’est par l’amour de ce jeu et l’envie de conquérir des titres que j’ai pu atteindre ce niveau. Je n’aurais jamais imaginé jouer en WNBA, 9 ans en Russie… Par contre, ce qui m’a servi, c’est d’avoir toujours sauté sur les opportunités qui se présentaient. En 2007, lorsque j’ai une proposition pour aller en Russie, je réalise que c’est une chance. J’aurais pu penser, je n’ai que 20 ans et prendre un peu peur. Mais non au contraire. C’est la même chose pour Toulouse. On me le propose l’année d’avant, le laps de temps est court mais je décide d’y aller. »

Vous avez passé 90% de votre carrière à l’étranger. Que vous a apporté cette longue expérience en matière de notoriété ?

S.G. : « Énormément de choses. J’intègre la plus grosse écurie d’Europe à Ekaterinbourg et donc je m’inclus dans ce noyau de femmes « élitistes ». Cela m’a clairement servi en matière de notoriété. Quand vous intégrez ce club, vous n’êtes que 12 joueuses et c’est la crème de la crème du basket avec les meilleures américaines. Quand on évoque ce club, tout le monde écarquille les yeux et du coup on se rend compte de sa valeur. »

Comment percevez-vous l’image que vous donnez aux gens via les médias ?

S.G. : « Selon moi, quelqu’un de sérieux, de compétitif, d’accessible. Quelqu’un qu’on a envie de découvrir davantage ! (sourire). »

Au regard de votre parcours, ne pensez-vous pas que vous mériteriez d’être encore plus valorisée ?

S.G. : « J’ai tendance à prendre ce que l’on me donne. Ce qui est primordial, c’est d’être épanoui dans ce que l’on fait et ce que l’on contrôle. Au basket, je maîtrise ce que je fais. Maintenant, les médias c’est autre chose… »

En 2013, vous étiez la joueuse française la mieux payée, femmes et garçons confondus hors NBA (65.000 €/mois). Que pensez-vous des comparatifs entre hommes et femmes à propos des salaires ?

S.G. : « Je pense que c’est important de le savoir. Notamment pour les jeunes joueuses qui arrivent dans le milieu et qui peuvent ainsi connaître les tarifs appliqués. Dans le sport, on a tous une valeur, c’est comme ça. Pourquoi le cacher? C’est une réalité du marché. »

On a noté une vraie connivence entre les joueuses et joueurs de l’équipe de France lors des JO de Londres. Quelle est leur implication à vos côtés ?

S.G. : « Je ne saurais répondre avec précision. Ce que je sais c’est que Tony (NDLR : Parker) a un talk-show sur RMC et il invite souvent des sportives dans son émission radio. Cela montre qu’il pense à nous et nous inclut dans le programme, il pourrait ne pas le faire. »

Le basket a su faire valoir une forme d’équité entre femmes et hommes ? Comment s’est tissé ce lien particulier entre joueurs et joueuses ?

S.G. : « Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il y a beaucoup de liens. Nos compétitions ne se font pas en même temps, on se croise assez rarement. Les liens ont été vraiment réels aux Jeux car la compétition y est propice. Il y a quelques années, l’égalité hommes-femmes, n’existait pas vraiment au sein de la fédération. Notre président, Jean-Pierre Siutat, a su rectifier le tir et aujourd’hui, je peux dire que les hommes et les femmes sont considérés de la même manière au sein de la famille basket. »

Les femmes occupent peu de hautes fonctions dans les instances sportives. Quel regard portez-vous là-dessus ?

S.G. : « C’est un constat qui n’est pas propre au milieu du sport. Dans la société, c’est aussi le cas. Il faudrait vraiment offrir la possibilité aux femmes compétentes d’occuper des fonctions importantes et leur permettre de faire du bon boulot. Au-delà de ce débat hommes-femmes, il faut parvenir à mettre en valeur les personnes compétentes sans tenir compte de leur sexe. »

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Quand à 29 ans, on a été élue meilleure joueuse d’Europe, joué en WNBA, connu des titres en clubs et en sélection… Où se situent vos ambitions désormais ?

S.G. : « (Sourire) C’est vrai que vu comme ça… Il faut garder sa motivation intacte. J’aime beaucoup la compétition, j’aime gagner. Tant qu’il y a des choses à découvrir, c’est ce qui me motive tous les jours à m’entraîner. Par exemple, j’ai joué en WNBA sans remporter de titre. Voilà un objectif intéressant pour les années à venir. En Euroleague, j’en ai gagné deux, pourquoi ne pas penser à un troisième sacre. Je vise toujours plus haut. »

A votre âge, pense-t-on déjà à l’après-carrière ? Comment l’envisagez-vous ?

S.G. : « C’est une question que je suis amenée à me poser lorsque je suis blessée. Ce dont j’ai vraiment envie pour l’après-basket, c’est de découvrir le monde et me découvrir moi-même. J’ai enfilé cette casquette de joueuse professionnelle depuis de nombreuses années et j’ai conscience de vivre dans une bulle. Je veux découvrir Sandrine… et pas Sandrine la joueuse de basket d’Ekaterinbourg ou de l’équipe de France. Je sais que vous vous attendez à ce que je parle d’un futur métier mais je ne vois pas la vie comme ça. »

Auriez-vous la fibre pour postuler à de hautes fonctions dans le basket ou ailleurs ?

S.G. : « Franchement, pourquoi pas. Maintenant, il faut que je le veuille vraiment. Je pense aussi qu’il faut être sûre de soi, de ses qualités pour diriger des gens. Il est important pour moi de ne pas brûler des étapes mais je ne me ferme pas ces portes. »

Assise dans un fauteuil confortable, d’ici 30 ans… Quel regard pensez-vous que vous porterez sur votre carrière ?

S.G. : « Beaucoup de fierté. Je viens de loin, j’ai un parcours que très peu ont pu réussir. C’est comme la vie, il y a des hauts et des bas mais d’une manière générale, je serai heureuse de ce parcours sportif et surtout humain. De ma petite ville en Martinique où j’ai débuté le basket, ce fut une échappatoire pour vivre et découvrir des choses que je n’aurais jamais pu imaginer. J’ai découvert des pays, des gens formidables, appris des langues, et me suis forgée avec tout ça. »

Marquer l’histoire du basket, est-ce pour vous une chose importante ?

S.G. : « Non, je n’avais pas cet objectif de marquer l’histoire du basket français. Cela aurait été un peu présomptueux, plus jeune, de dire ça. Maintenant, si on dit que j’ai marqué l’histoire de ce sport… C’est une manière indirecte d’apporter de la reconnaissance à tous les gens qui m’ont fait confiance tout au long de ma carrière. »

Par Patrick Bonneil & Fany Cochet
Photos Bastien Aubert

 

Copyright : Bastien Aubert
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Gwladys Lemoussu, dans les coulisses de sa préparation

12 septembre 2016

Gwladys Lemoussu médaillée de bronze en triathlon paralympique hier à Rio. Retour sur sa rencontre pendant sa préparation ; un handicap pour trois épreuves à fond !

 

Tous les amateurs de sport connaissent les dates des JO, peu sont au courant en revanche que l’engouement de la compétition se prolonge avec les paralympiques, et ce même à la télévision !
A Rio, le paratriathlon était pour la première fois dans une forme olympique, Gwladys Lemoussu aussi…

750 m de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied. C’est le format sprint catégorie PT4 (bras « déficient ») auquel s’adonne depuis quatre ans, Gwladys Lemoussu. Née sans avant-bras gauche, elle conserve l’articulation du coude et s’en accommode parfaitement. Elle n’a jamais voulu entendre parler de prothèse. Même enfant, elle avait le réflexe de la retirer ! Son schéma corporel est ainsi fait et elle en tire le meilleur parti. « Mon handicap c’est ma chance, je ne sais pas si j’en serais là, si j’aurais eu cette force de caractère sinon. »

Du côté de Saint-Jean-de-Monts, sa ville, cette triathlète de 27 ans s’entraîne dur. Peut-être, inconsciemment, encore plus dur qu’à son habitude, le Comité international paralympique (CIP) ayant validé l’entrée de sa discipline aux prochains Jeux olympiques à Rio.

Sportive polyvalente depuis toujours, ce sont les valeurs et les bienfaits du sport qui la motivent et lui permettent de passer du rugby au triathlon avec des détours nommés escalade, basket et natation.

Rio, seulement quatre ans après son premier triathlon...

C’est en 2012 qu’elle participe à son premier triathlon. Elle est alors seule à concourir dans sa catégorie. Le plaisir est là mais le challenge un peu tronqué. L’année suivante, elle trouve enfin de la concurrence et finit au sprint. « Je n’étais pas la première, mais je n’étais pas la dernière non plus ! », sourit-elle. Le désir d’être performante atteint alors son apogée. Gwladys achète un vélo spécifiquement équipé pour la compétition. Quelques aménagements sont nécessaires : un répartiteur de freins pour ralentir les deux roues avec un seul levier, et un support permettant de poser son moignon en conservant une position équilibrée.

Sa carrière de triathlète se dessine progressivement. D’abord avec sa sélection en équipe de France en 2014, ensuite grâce à la signature d’un contrat avec l’Armée de champions il y a seulement quelques mois… (L’Armée de champions est un dispositif mis en place par l’Armée pour aider au développement des sportifs de haut-niveau. De nombreux sportifs français évoluent sous ce statut comme Martin Fourcade par exemple. Gwladys est ainsi inscrite officiellement comme «personnel civil de la défense» ce qui lui permet de justifier son salaire.)

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Elle peut désormais se consacrer à sa discipline à temps plein. Comme pour toute sportive professionnelle, l’entraînement est le cœur de son quotidien. Même si sur ce point, le décalage est réel par rapport à la majorité des sportifs dit « valides ». Gwladys s’entraîne principalement seule car il n’est pas évident de trouver des athlètes susceptibles de jouer la carte de l’émulation à son niveau et au quotidien. « Je ne bénéficie pas non plus de staff médical pour assurer mon suivi. Et mon entraîneur étant basé à Vichy, il m’envoie par mail mes plans de séances », confie l’athlète, qui ne peut compter que sur sa rigueur et son envie de se surpasser chaque jour.

C’est elle aussi qui fixe les limites de sa pratique. Elle se donne à fond, poussée par l’immense plaisir que lui apporte la pratique du triathlon, tout en préservant l’équilibre entre sa vie sportive et personnelle.

Dans les semaines à venir, le sport risque de bousculer cet équilibre et de prendre plus de place avec Rio comme point d’orgue. Même si pour l’instant Gwladys ne s’emballe pas et attend le papier officiel. « J’ai failli dérailler lors des championnats d’Europe, la chaîne du vélo a raccroché, j’ai vu la catastrophe arriver… Alors je préfère attendre de voir mon nom officiellement affiché avant de crier victoire. Chaque chose en son temps… »

Une phrase somme toute banale chargée de profondeur dans la bouche de cette championne. Oui, car son parcours impose le respect, sa fulgurante progression impressionne et ses performances à venir suscitent la curiosité… Soyez confiants, avec Gwladys Lemoussu, les Jeux ne s’arrêteront pas le 21 août !

Article extrait de Les Sportives Magazine numéro 2

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A Rio, les athlètes françaises non-médaillées n’ont pas tout perdu

4 septembre 2016

Depuis la fin des Jeux Olympiques de Rio, les athlètes médaillées françaises sont célébrées. Pourtant, sur les 168 athlètes françaises qui ont participé aux Jeux, 84% sont rentrées du Brésil sans être montées sur le podium. Parmi ces athlètes, certaines n’ont pour autant pas démérité et ont de beaux jours devant elles.

 

A Rio, ces sportives ont mis un coup de projecteur sur leur discipline

Aux Jeux de Rio, l’haltérophile française Gaëlle Nayo-Ketchanke termine huitième sur 15 concurrentes chez les moins de 75 kgs. La vice championne d’Europe 2015 et 2016 visait une place de finaliste et peut donc être déçue. Pourtant, son résultat est une bonne chose pour l’haltérophilie féminine en France. Elle obtient le meilleur classement de l’équipe de France à Rio et il y a quatre ans, à Londres, aucune française n’avait concouru. Sa participation à Rio a permis un coup de projecteur sur une discipline qui espère bien se féminiser dans l’Hexagone.

Contrairement à Gaëlle Nayo-Ketchanke, Kseniya Moustafaeva, elle, a bien atteint la finale en gymnastique rythmique. La Française est arrivée dixième, mais pour sa première participation, ce résultat est encourageant dans une discipline trustée par les russes et peu médiatisée en France, d’autant que Kseniya Moustafaeva s’est qualifiée pour les Jeux en septembre 2015. “Je suis fière de ce que j’ai accompli, s’est réjoui la gymnaste. J’en sors motivée plus que jamais avec une immense envie d’aller chercher une médaille dans quatre ans.”

 

Attendues à Rio et déçues, certaines font une pause pour relativiser

La désillusion fut cruelle pour Automne Pavia. Après sa médaille de bronze aux Jeux de Londres, la judokate est tombée de haut à Rio, éliminée en quarts de finale par la championne olympique en titre, Kaori Matsumoto. « Quand vous vous entraînez pendant quatre ans avec un objectif et que celui-ci ne se réalise pas, c’est douloureux », regrettait-elle. Sa blessure et la préparation n’ont pas été un problème selon son entraîneur, Christophe Massina qui la sentait “vraiment impliquée”. En attendant de voir ce qui a pêché, Automne s’est accordé quelques jours loin de sa discipline, tout comme Pauline Ferrand-Prevot.

Dans un message publié sur sa page, la cycliste de 24 ans a laissé transparaître son mal-être et sa déception après avoir fini 26e de la course en ligne et suite à un abandon en VTT. “Le vélo est devenu mon plus grand cauchemar” a résumé la championne du monde sur route 2014 qui a enchaîné les problèmes de santé depuis le début de l’année. La cycliste ne sait pas quand elle va remonter sur un vélo mais a, pour le moment, besoin de faire un break.

Priscilla Gneto et Gevrise Emane, elles, ont choisi de se ressourcer auprès des enfants des favelas de Rio. Après leur élimination en 16e et en 8e de finale, les françaises ont été actives dans le cadre du projet Solida’Rio, dont le but est de récolter des fonds pour la construction d’un terrain multisport non loin du stade olympique. « Voir les conditions dans lesquelles ces enfants vivent permet de faire réfléchir et relativiser les nôtres », admet Priscilla Gneto, qui avait été disqualifiée alors qu’elle était une grande chance de médaille chez les moins de 52 kilos.

Disqualifiée lors de l’épreuve du 10km nage en eau libre alors qu’elle tenait la médaille d’argent, Aurélie Muller a elle aussi relativisé son échec en rencontrant les cariocas. “Ces Jeux m’ont par exemple offert de me “balader” dans les favelas, vêtue de ma coûteuse panoplie ‘France’ avec le joli crocodile tricolore. Je portais sur moi plus d’argent qu’en avaient les gens que je croisais pour un trimestre.” Une remise en perspective salutaire avant de se remettre au travail.

 

En rugby à 7 ou en escrime, la jeune génération est prometteuse

Pour la première apparition du rugby à 7 aux Jeux Olympique, l’équipe de France féminine pouvait rêver du podium. La déception fut grande lors de leur échec en quart de finale face au Canada (15-5). Les filles ont terminé le tournoi olympique à la cinquième place. Pour le grand public, cette parenthèse a confirmé le joli coup de projecteur mis sur une discipline, qui se développe petit à petit en France. “Je crois que la déception passée, quand les filles se souviendront de là où elles sont parties et là où elles sont arrivées, elles prendront conscience du chemin parcouru”, relativisait sur L’Equipe l’entraîneur David Courteix. « J’ai vraiment envie que les gens les découvrent et s’aperçoivent à quel point l’équipe de France peut être brillante.” De leur côté les filles restent conscientes de leur chance. Fanny Horta : « c’était une première, et c’était déjà une superbe expérience. Nous reviendrons plus fortes »,

Du côté de l’escrime, les sabreuses rentrent bredouille mais ont fait vibrer les passionnés de sport. Les prometteuses Manon Brunet et Cécilia Berder avaient une beau coup à jouer à Rio. Associées en équipe à Charlotte Lembach, les vice-championnes d’Europe 2016 ont été dominées dès leur entrée en compétition par des italiennes bien plus solides. Les escrimeuses n’ont pas réussi à inverser la tendance, pour s’incliner finalement 36 à 45. Mais quelques jours plus tôt, les sabreuses n’ont pas fait déshonneur à l’escrime. Soutenue par sa famille en tribunes, Cécilia Berder s’est arrêtée en quarts, défaite par la Russe Velikaya, numéro un mondiale mais à 26 ans, la vice-championne du monde a montré un fair-play exemplaire et a analysé sa défaite avec clairvoyance. De bon augure pour préparer l’après-JO. Sa coéquipière Manon Brunet a été impressionnante au vu de son âge. A 20 ans, la Française s’est hissé jusqu’au dernier carré avant de perdre la petite finale. Une médaille en chocolat, certes. Mais la n°9 mondiale a montré qu’elle avait les armes pour devenir la future étoile de l’escrime tricolore.

Assia Hamdi

Aurelie MULLER
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Aurélie Muller « je reste concentrée sur ma nage, plus que sur l’enjeu olympique »

15 août 2016

Brésil, été 2006. 
Aurélie Muller, 16 ans, devient championne du monde junior de natation du 1500 mètres.

Dix ans plus tard, la lorraine a de nouveau rendez-vous avec l’histoire dans la baie de Copacabana. Championne du monde en titre, chez les seniors désormais, Aurélie est celle que tout le monde rêve de battre sur dix kilomètres. Alors, la future diététicienne ne ménage pas ses efforts. Sous la houlette de Philippe Lucas, l’infatigable nageuse se retrouve plongée dans le bassin six heures par jour, parcourant cent kilomètres par semaine. Et ce travail acharné paie. Cette saison, chaque compétition disputée s’est soldée par un podium ou un sacre. « Je pars favorite mais je ne me mets pas de pression, explique Aurélie. Je reste concentrée sur ma nage, plus que sur l’enjeu olympique. »

Le 10 kilomètres d’Aurélie Muller aura lieu le 15 août à 14h.

Article tiré du numéro 2 de Les Sportives Magazine

Sarah
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Sarah Ourahmoune prête à écrire la dernière page de sa carrière de boxeuse

12 août 2016

La première boxeuse française de l’histoire sélectionnée aux Jeux Olympiques espère trouver au Brésil le couronnement de sa magnifique carrière. Elle sera sur le ring ce vendredi 12 aout à 22h (heure française).

« Les Jeux olympiques, c’est un rêve d’enfant », déclare Sarah, la passion et l’enthousiasme dans la voix. Elle a 14 ans quand elle pousse la porte du gymnase d’Aubervilliers, à la recherche d’un club de taekwondo, histoire de canaliser son énergie. C’est « par hasard » qu’elle découvre la boxe anglaise. A l’époque, alors que les compétitions ne sont pas ouvertes aux filles, Sarah s’entraîne d’arrache-pied : « deux fois par jour, le matin avant d’aller au lycée, et le soir. » Sans se laisser décourager par les railleries des garçons du club.

L’afflux de nouvelles pratiquantes amène à l’ouverture de la compétition aux filles en 1999. Elle décroche aussitôt son premier titre de championne de France. Elle a alors 17 ans.

Depuis son palmarès a pris du poids avec entre autres dix titres de championne de France (le dernier en 2016), trois de championne de l’Union Européenne, une médaille de bronze aux championnats d’Europe en 2007, et l’or mondial en 2008.

2012 marque un tournant dans l’histoire de la boxe anglaise aux JO avec l’ouverture de la discipline aux femmes. Sarah rate la qualification, trop de pression. Elle s’octroie une pause pour mener à bien son projet de maternité. Très vite, le ring lui manque, elle reprend deux ans plus tard. « J’en ai bavé, j’avais tout perdu.» Avec une médaille de bronze aux championnats du monde à Astana en mai dernier, Sarah se qualifie pour Rio. Le rêve est maintenant à portée de gants. « C’était presque irréel tant la préparation a été longue et intense », confie t-elle. « Je suis très fière de représenter la France, et d’être la première boxeuse française en poids mouche aux JO. » (NDLR : Estelle Mossely est également sélectionnée en poids moyen).

A 34 ans Sarah a bien l’intention de s’inscrire dans l’histoire de la boxe féminine, mais ne perd pas de vue que « ce n’est pas gagné d’avance ».

Article tiré du numéro 2 de Les Sportives Magazine

Serena Williams  during the day fourteen of the French Open 2016 at Roland Garros on June 4, 2016 in Paris, France. (Photo by Nolwenn Le Gouic/Icon Sport)
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Après Roland-Garros, les femmes continuent de se distinguer dans le tennis

6 juillet 2016

Si Roland-Garros est terminé depuis un mois, le quotidien des femmes investies dans le tennis ne s’est pas arrêté pas à la quinzaine de l’ocre. Voici cinq exemples de réussites féminines dans la balle jaune depuis la fin de la saison sur terre.

 

1- Serena Williams, finaliste du simple dames et numéro un mondiale

Le 4 juin dernier, Serena Williams n’avait pas la tête à la fête. La numéro un mondiale, triple vainqueur en simple à Roland-Garros, était défaite en finale contre l’Espagnole Garbine Muguruza, qui participait à sa première finale d’un tournoi du Grand Chelem. Un premier échec de l’Américaine à une marche du trophée et un troisième échec consécutif en Grand Chelem. Mais depuis Roland, Serena Williams a vite relevé la tête. La semaine suivante, la numéro un mondiale a détrôné Maria Sharapova à la place de sportive la mieux payée du monde, dans le classement établi par le magazine économique américain Forbes. Une couronne qui s’explique par la suspension de la Russe. Débarrassée de sa rivale et de Victoria Azarenka, l’Américaine est en lice à Wimbledon pour égaler le record de Steffi Graf et ses 22 titres majeurs. Le tournoi londonien est sur sa fin, Serena Williams est numéro un mondiale pour la 300e semaine consécutive. Elle jouera les demi-finales demain jeudi. Tout comme sa soeur Venus, Serena Williams s’est invité dans le dernier carré d’un tournoi du Grand Chelem, à Wimbledon, le monde du tennis n’avait plus connu cela depuis sept ans.

2 - Eva Asderaki-Moore, arbitre internationale sur le circuit

A Roland-Garros, cette année, on a beaucoup parlé d’Eva Asderaki-Moore lorsqu’elle a sanctionné Novak Djokovic face à Tomas Berdych. Le numéro un mondial a balancé sa raquette au sol, celle-ci ayant failli toucher un juge. Une journée somme toute classique pour l’arbitre d’origine grecque, l’une des meilleures à son poste. Eva Asderaki-Moore découvre la chaise d’arbitre à 15 ans. « On organisait un tournoi international dans mon club et on nous a demandé d’aider comme juge de ligne. » En vingt ans, l’arbitre gravit les échelons et devient à l’US Open 2015 la première femme à arbitrer une finale masculine. Aujourd’hui, elle est l’une des seules arbitres à détenir un badge « or », la plus haute certification de l’arbitrage dans le tennis. Si elle regrette de passer 20 à 25 semaines loin de sa famille chaque année, Eva Asderaki-Moore adore le fait de sa mission l’amène « dans des lieux étonnants, de l’Ouzbekistan à New York ». Son plus beau souvenir ? « Les Jeux Olympiques en 2004 chez moi à Athènes. »

 

photo3- Anne-Laure Carayon, kiné du tournoi parisien depuis 2000

Kiné salariée au quotidien, Anne-Laure Carayon-Faut quitte chaque année en mai son centre parisien de rééducation pour rejoindre l’armée de kinés de Roland-Garros, dont elle fait partie depuis 2000. Durant le tournoi parisien, la kiné de 45 ans s’occupe des joueuses et, « de façon ponctuelle », des joueurs. « On est un peu dans un autre monde. Il y a de l’adrénaline mais aussi une super ambiance.» Le tennis, elle n’a presque pas cessé d’en pratiquer depuis son enfance. « Mais jusqu’à 13 ans, j’ai aussi fait du patin à glace, de la gym, voire du basket. » Avant de tâter les muscles de Roger Federer ou de Serena Williams, cette passionnée de sport elle s’est occupée plusieurs années de handball, à l’Entente Sportive de Besançon, et pour l’équipe de France féminine. Ce qu’elle aime dans son métier, c’est qu’il n’est pas monotone. « Après avoir soigné un sportif, je retourne soigner une personne âgée. » Si elle a une vie déjà bien remplie, il lui reste bien une chose à concrétiser : «J’adorerais vivre un jour les Jeux Olympiques. »

 

4- Les Françaises Kristina Mladenovic et Caroline Garcia titrées en double à Roland-Garros

« Gagner Roland-Garros avec ma copine, il n’y a pas de mot ». Belle déclaration de Kristina Mladenovic à son acolyte, Caroline Garcia, sur le court Chatrier, quelques minutes après leur sacre. Porte d’Auteuil, la paire française a remporté cette année son premier tournoi du Grand Chelem en battant les Russes Ekaterina Makarova et Elena Vesnina (6-3 2-6 6-4). Une victoire qui confirme l’efficacité du duo de Coupe Davis, associé depuis dix tournois. Ce trophée, la France ne l’avait pas remporté depuis 1971 et le succès de Françoise Durr et Gail Lovera. D’ici la fin de saison, Mladenovic et Garcia, la glace et le feu, auront l’occasion de faire de nouveau chavirer les cœurs tricolores. A Rio, d’abord, où la paire tentera d’aller chercher une médaille d’or olympique. Puis à Strasbourg, en novembre prochain. En apothéose de cette saison, les filles joueront leur première finale de Coupe Davis face à la République Tchèque. Elles tenteront de décrocher le troisième trophée tricolore dans la compétition.

 

5- Engie, qui soutient le tennis féminin depuis 1992

Depuis 1992, ENGIE, anciennement GDF Suez, est en partenariat avec la Fédération française de tennis pour des opérations de promotion du tennis féminin. Le groupe soutient 15 des 29 tournois ITF de tennis féminin en France, dont Roland-Garros et treize tournois ENGIE OPEN. Cette année, pour la deuxième édition consécutive, ENGIE et Roland-Garros ont concocté l’opération #éneRGiesociale by ENGIE. L’objectif était de proposer aux amateurs de tennis des contenus exclusifs et originaux sur le tournoi et le tennis féminin, sous forme de petites vidéos en quatre thèmes : l’éneRGie des stars, l’éneRGie des coulisses, l’éneRGie sociale et le « Shots of the Day sponsored by ENGIE ». Ainsi, sur une première vidéo, des sportifs et sportives d’autres disciplines comme Marie-José Pérec ou Manu Katché donnent leurs pronos pour la finale femmes. Sur une autre, Kristina Mladenovic et Alizé Cornet livrent leurs goûts musicaux au micro du trublion Jean-Baptiste Goupil. La marque est aussi l’un des sponsors de l’équipe de France de Fed Cup. C’est ce qu’on appelle du soutien sur la durée !

Revoir les vidéos :

Alizé Cornet : https://www.youtube.com/watch?v=FXI_iqVscJk

Pauline Parmentier et Kristina Mladenovic : https://www.youtube.com/watch?v=e1SRLB7tkw0

Assia Hamdi

Lignes-de-fond.fr

 

 

 

 

 

 

Audrey Palma 2 (1)
Les inédits

Le nouveau souffle d’Audrey Palma

13 juin 2016

Audrey Palma by Grant W. Graves - goggle B&W sizedAudrey Palma a changé radicalement de vie. La découverte de l’apnée lui a fait prendre conscience qu’elle devait prendre un autre chemin pour être en phase avec ses valeurs. A trente-neuf ans, elle consacre désormais sa vie à une discipline très cérébrale et addictive : l’apnée statique. Il y avait l’Audrey Palma, sociologue, très peu sportive, fumeuse, passé qu’elle ne rejette d’ailleurs pas. Puis il y a une nouvelle personne née des profondeurs et capable de rester plus de six minutes sous l’eau, immobile dans un bassin. Sa première saison (2013-2014) reste impressionnante : onze podiums pour autant de compétitions. Les deux dernières saisons ont été plus compliquées moins performantes mais Audrey ne se fixe que sur le travail et se donne dix ans pour devenir une « grande » apnéiste. Celle qui finit tout de même cette année 5ème au Championnat de France indoor n’exclut pas un jour de s’adonner à la profondeur. Elle mesure le travail à accomplir, à la fois en terme de préparation physique, qu’elle est désormais prête à suivre, mais aussi de développement personnel. Elle y travaille au quotidien avec son entraîneur, Jeff Coulais, un des pionniers de l’apnée sportive, au sein d’Océanide (club d’apnée sur Montpellier). Cette presque quadra qui se considère comme un « bébé apnéiste » avance avec beaucoup d’élégance et de sérénité dans sa nouvelle vie.

Hélène Morisseau

Audrey PALMA Océanide 2014 20140506222834-120937ba-me

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Les inédits

Pauline Bassop du basket à la course à pied, sa course Alice Milliat

7 juin 2016

Pauline Bassop, 22 ans, a découvert la course à pied grâce à la course européenne Alice Milliat qui a eu lieu le 7. Elle ne rangera pas de sitôt ses chaussures de running.

Courir derrière un ballon, Pauline est habituée. Son sport à elle, c’est le basket et ce depuis 11 ans. Mais « courir sans rien », ce n’est pas son truc. Toutefois quand une amie lui parle de la course connectée de la Fondation Alice Milliat qui a pour objectif de promouvoir le sport au féminin, elle décide de relever le défi.

IMG_2263-2Pas évident pour qui n’a jamais couru 5 km. « Je me suis préparée en salle et le jour J je suis allée courir toute seule au parc Suzanne Lenglen. J’ai un peu souffert, mais après ma course, j’étais vraiment fière de moi ».

A tel point que quelques jours plus tard Pauline est retournée courir. « Maintenant je cours régulièrement une à deux fois par semaine, en jonglant avec les entraînements de basket. Je sais que je vais souffrir un peu et je trouve encore le temps long, mais ce n’est pas gênant, je me sens tellement bien après ».

La saison de basket se termine bientôt, pourtant Pauline sait déjà qu’elle sera en condition lors de la reprise. « Je vais continuer à courir régulièrement pour garder la forme et le cardio ».

 

Retour sur la course Alice Milliat

La Fondation Alice Milliat, à retrouver également dans le magazine numéro 1.

« Tout est Hockey » avec Elsa Trochon, kinésithérapeute aux “Remparts de Tours”
« Tout est Hockey » avec Elsa Trochon, kinésithérapeute aux “Remparts de Tours”
« Tout est Hockey » avec Elsa Trochon, kinésithérapeute aux “Remparts de Tours”
« Tout est Hockey » avec Elsa Trochon, kinésithérapeute aux “Remparts de Tours”
« Tout est Hockey » avec Elsa Trochon, kinésithérapeute aux “Remparts de Tours”
« Tout est Hockey » avec Elsa Trochon, kinésithérapeute aux “Remparts de Tours”
Les inédits

« Tout est Hockey » avec Elsa Trochon, kinésithérapeute aux “Remparts de Tours”

18 mai 2016

Vous avez aimez la rubrique -Dans Leurs Veines- intitulé « Tout est Hockey », pour ses photos comme pour son histoire. Nous vous proposons de découvrir les photos bonus, nos inédits !

Quand Les Sportives l’ont approchée, elle croyait à une farce, surprise que nous insistions pour la joindre. Comme si elle ne s’estimait pas assez légitime pour que nous racontions son histoire. Elsa Trochon, 24 ans, kinésithérapeute aux “Remparts de Tours”, le club professionnel de hockey de la ville de Tours, est une travailleuse de l’ombre. Elle est surtout de ces femmes déterminées, à l’affût des opportunités, qui ne se cachent pas quand il s’agit d’exercer leur métier au cœur de l’action. Son cœur à elle bat pour l’équipe des hockeyeurs tourangeaux, actuellement engagée en Division 1. Son action : retaper et remettre sur pieds des bonhommes ! …. (pour lire la suite rendez vous page 26 à 29 du numéro #1 de Les Sportives Magazine - toujours en kiosque! )

Copyright : Bastien Aubert