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Le clin d’oeil de la semaine

Le clin d'oeil de la semaine

Valérie Nicolas, ambassadrice du handball

26 janvier 2017

Ces dernières années, le handball a changé plusieurs fois de diffuseur télévisuel. Pour autant les différentes chaînes ne se sont jamais passées des services de Valérie Nicolas. De son curriculum vitae, long comme la jambe qu’elle levait pour repousser un ballon destiné à la lucarne, on retiendra principalement son titre en Champion’s league et celui de championne du monde. L’ex-gardienne des Bleues, sacrée MVP[1] de la compétition en 2003 en Croatie, n’a pas eu de mal à se reconvertir. « J’aime toujours être au contact des joueuses de l’équipe de France ou d’anciennes adversaires aujourd’hui dans le staff d’autres équipes. L’ambiance est vraiment sympa. Même si j’ai l’expérience du terrain que j’essaie de retransmettre, les débuts n’ont pas été simples, c’est un vrai exercice. »

Après s’être occupée de l’événementiel sportif pour la mairie de Nice à la fin de sa carrière et avoir participer à la montée de l’OGC de nationale à D1 féminine, la grande brune qui se régalait des jeux de regards avec la joueuse placée aux sept mètres avant un pénalty, s’est mise en disponibilité. Histoire de souffler un peu. Mais à jeter un oeil sur son agenda, les vacances semblent mouvementées. « J’ai créé ma société pour pouvoir répondre aux différentes sollicitations qu’on m’adresse. Je fais des piges pour me garder du temps. J’ai à peine soufflé lorsque j’ai raccroché le haut niveau en 2008. Je suis ambassadrice durant le mondial masculin. Et je sélectionne l’équipe féminine sur le projet du beach handball. »

[1] Most Valuable Player, meilleure joueuse de la compétition

Mejdaline Mhiri

Le clin d'oeil de la semaine

Vous ne ferez plus jamais du sport tout(e) seul(e)

6 décembre 2016

Onsmotiv.fr est une plateforme permettant aux sportifs de se rencontrer entre eux et de planifier des sessions d’entraînement communes. Une idée simple et efficace qui permet de rester motivé été comme hiver.

« Une heure de badminton pour faire monter le cardio ». Jenny propose une activité badminton à Wissous, en région parisienne, ce vendredi à 14h30. Elle a posté son annonce sur le site onsmotiv.fr, une plateforme de rencontre d’un nouveau genre centré sur la pratique sportive. Libre à chacun de s’inscrire pour défier Jenny, en réalité Jennifer Paradis, 36 ans, utilisatrice régulière du site, qui crée « deux à trois activités par mois ». Running, roller, squash, natation, boxe anglaise… le badminton est loin d’être la seule discipline représentée sur le site.

Simple d’utilisation, entièrement gratuit, onsmotiv.fr est en ligne depuis mars 2016, fruit de deux ans de réflexion, de préparation, de mise en œuvre technique. De rêves aussi puisque le nom même du site est venu à son fondateur pendant la nuit.

Magali Beucher, fondatrice et directrice

Deux ans, ce n’est finalement pas si long pour deux entrepreneurs du web qui de leur propre aveu « n’y connaissaient rien en informatique. On était novice, on était très loin de ce milieu là », confie la fondatrice. A l’origine du projet ces deux passionnés de sport, Magali Beucher, 33 ans et Sébastien Ledoyen, 32 ans, se sont rencontrés en 2008. Tous deux fonctionnaires de police, ils se croisent au travail et se retrouvent le soir et le week-end pour faire du sport ensemble. Quand Sébastien est muté à Marseille, chacun continue l’entraînement de son côté, seul. C’est à ce moment là que l’idée germe en lui, pour rencontrer facilement des sportifs dans son nouveau lieu de vie.

Bien entourés, ils confient leur idée au développeur Arnaud Taelman qui construit un site clair et intuitif : « il a tout de suite compris nos besoins et nous a beaucoup guidés » raconte Magali. Le résultat est graphique, moderne, et surtout simple d’utilisation. « On le voulait le plus simple possible pour rendre l’inscription rapide (30 secondes chrono), on demande le minimum d’info c’est dans un second temps que les utilisateurs remplissent – s’ils le veulent – leur profil : âge, lieu de résidence et même photo. »

Le sport, c’est mieux à deux

L’objectif premier est le développement de la pratique sportive. Donner de la motivation à celles et ceux qui en ont un peu moins. Donner un coup de pouce aux à celles et ceux qui ont du mal « à chausser les baskets ». Soutenir les sportives et sportifs occasionnels, « du dimanche ». Inciter à plus de régularité dans leur pratique.

« Même pour des sports a priori individuels comme le running ou le cyclisme, c’est toujours plus motivant de pratiquer à plusieurs » analyse Magali, qui compte plus de sportifs « amateurs » parmi les utilisateurs. Même s’ils peuvent eux aussi y trouver leur intérêt, les licenciés sont en général moins intéressés par le concept, ayant souvent une communauté installée et des rendez-vous sportifs réguliers, entrainements en club ou compétitions.

Comme tout bon réseau social, le développement des communautés est également en marche sur le site. Il est depuis peu possible de créer des groupes privés pour planifier des activités sportives avec son groupe d’amis. Critère primordial, le niveau est indiqué par l’organisateur de l’activité : débutant, intermédiaire, confirmé. Les commentaires sont également disponibles pour préciser des informations complémentaires, « cela permet de compléter et d’indiquer course à 10 km/h par exemple ». Il est également possible de noter les organisateurs, certains devenant ainsi très populaire.

Une croissance en flèche

Le site grandit grâce au bouche à oreille. Au départ principalement développé dans les villes des deux fondateurs, Marseille et Paris, les activités essaiment partout en France : Dijon, Rouen, Dieppe… « Les gens reviennent » se réjouit Magali « et en parlent autour d’eux ». Onsmotiv.fr est aussi présent sur les réseaux sociaux et compte une communauté de plus de 4000 fans sur facebook. Et propose la fonction « partage » pour toutes les activités. Elles deviennent ainsi virales et se remplissent plus vite. « C’est une idée qui nous vient d’un de nos utilisateurs ». Le site a déjà connu quelques évolutions, la plupart grâce aux remarques des utilisateurs. « Toutes les idées sont bonnes à prendre » et certaines sont plus facilement intégrables que d’autres.

Après seulement quelques mois d’existence le site compte déjà quelque 8200 inscrits, hommes et femmes également répartis. Un début prometteur qui permet d’avoir une base solide d’une quinzaine d’activités par semaine. Mais la fondatrice se veut ambitieuse : « on ne souhaite pas s’arrêter là, notre objectif c’est d’avoir une centaine d’activité par jour ».

En vrac dans les axes de développement une application smartphone, approcher les communes pour dynamiser la pratique sportive en dehors des grandes villes, diversifier les activités autour des sports d’hiver et des t-shirts pour développer l’esprit « team OnSmotiv » dans les compétitions à travers le monde. Toujours présent l’idée d’accroître le nombre d’utilisateurs. « On est satisfait, notre projet a toujours un super accueil, ça nous encourage à continuer » conclue Magali.

Pour découvrir le site : onsmotiv.fr

 

Benoit Pelegrin

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Un jour au squash

1 décembre 2016

Un championnat du monde qui se déroule ces jours-ci en France. Les meilleures joueuses de la planète alignées en équipe. Quatre mille spectateurs attendus. Les Sportives Magazine a passé une journée au cœur de la compétition.

Le ton est donné dès l’entrée au Palais des sports Robert Charpentier, à Issy-les-Moulineaux. Une immense cage en verre trône au milieu de la salle, évoquant un ring de boxe. Ce cours de squash inédit bâti pour l’occasion est entièrement vitré et permet aux spectateurs de voir les matchs à 360° dans quatre tribunes disposées tout autour.

La mise en scène est impressionnante, l’effet show est total. Les jeux de lumières sont dignes d’un concert de rock, des spots bleus, rouges, verts balayent la salle. Les spectateurs sont plongés dans le noir pendant les temps de jeu, seul « l’aquarium » est dans la lumière. Les décibels sont poussés à fond lors des quelques pauses, le DJ - il y en a un - passe le RNB américain à la mode. Un speaker a même été engagé pour assurer l’animation et chauffer le public.

La salle est presque pleine, beaucoup d’enfants, mercredi oblige, venus acclamer les championnes. Un soutien précieux de voix fluettes : « Allez Camille Serme tu es la plus forte ! » scande une petite fille, une autre indignée retient difficilement ses « Purées… ». Ils ne semblent pas tous familiers des règles, on se les explique à voix feutrée dans les tribunes.

La cage de verre

Le rythme est soutenu, le bruit de la balle sur les panneaux vitrés claque à intervalles réguliers. Même les pauses sont rapides, les joueuses ont à peine 90 secondes pour souffler entre deux jeux. Impossible de s’ennuyer devant un match de squash. Impossible aussi de ne pas applaudir la facilité avec laquelle les joueuses se déplacent sur le cours. Alternant balle courtes, balles longues, balles rasantes, elles construisent leurs points pas à pas. En véritables stratèges elles poussent leur adversaire à la faute. L’intelligence du déplacement est primordiale, l’anticipation de la trajectoire de la balle est tout un art. Il n’est pas tout de voir où la balle part, mais de surtout savoir à quel endroit elle va arriver. Après un, deux, trois rebonds ou volleyé, ensuite choisir la meilleure stratégie raquette en main. Malheur à celle qui perdra sa concentration, sa lucidité.

L’équipe de France, emmenée par la numéro 5 mondiale Camille Serme, joue son dernier match de poule contre la redoutable équipe de Honk Kong. Les françaises sont tête de série numéro 5, une place seulement derrière les chinoises. La manche se joue en deux points gagnants. La française Coline Aumard perd la première manche. La deuxième joueuse Camille Serme, raquette rose, serre-tête rose, baskets roses, fait son entrée sous les hourras du public. Tenace, coriace, elle croque son adversaire du jour, Anne Au, laissant une Laura Pomportes appliquée finir le travail et apporter le point victorieux.

Place aujourd’hui aux quarts de finale, l’équipe de France affronte l’Australie à 19h30.

 

Benoit Pelegrin

Le clin d'oeil de la semaine

Elodie et Magaly au bout de l’effort

29 novembre 2016

Voilà, c’est fini. La Saharienne, la belle aventure sportive au féminin, est terminée. Elodie Bernascon et Magali Da Silva reviennent avec quelques crampes et des souvenirs plein la tête, auréolées d’une excellente cinquième place. Rentrées le 14 novembre les deux jeunes femmes ont repris la routine, le travail, et évoquent leur parenthèse équatorienne avec nostalgie.

Interview menée par Benoit Pelegrin

Elodie, êtes-vous satisfaite de votre parcours ?

Elodie Bernascon : « Nous sommes ravies de notre cinquième place, c’est très honorable car il y avait plus d’une cinquantaine d’équipes engagées. Et même si Magaly a été gênée par une entorse, on n’aurait surement pas pu aller chercher les premières filles. Pour vous donner une idée de leur niveau, le binôme gagnant compte une ancienne athlète olympique. »

Le niveau de La Saharienne est vraiment très relevé ?

E.B. : « Je maintiens que La Saharienne reste un raid qui est vraiment accessible à toutes. Il faut quand même avoir une petite condition physique mais pour quelqu’un qui s’entraine régulièrement c’est faisable. Les plus performantes jouent la compétition et le classement, d’autres binômes abordent plutôt les épreuves comme des défis personnels et se font tout autant plaisir. »

Qu’est ce que cette expérience vous a apporté ?

E.B. : « Du plaisir déjà. Et la fierté d’être allées au bout, malgré les blessures et l’altitude. Nous sommes revenues très soudées avec Magaly, nous nous sommes vraiment rapprochées et avons vécu une aventure extraordinaire toutes les deux. Nous avons fait de très belles rencontres, des femmes que nous n’aurions peut-être jamais croisées autrement, et ce dans un cadre naturel magique. »

Vous allez tenter de nouveau l’aventure l’an prochain ?

E.B. : « Sans hésiter ! J’ai participé l’an dernier à la première édition, et je participerai à la prochaine. »

Copyright Raid La Saharienne
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Christine Janin, marraine des aventurières tout-terrain

4 novembre 2016

A la veille du départ de La Saharienne, le raid solidaire au féminin, près de cent vingt sportives sont arrivées en Equateur pour une semaine de compétition intense. Christine Janin, médecin, alpiniste et passionnée d’aventure est la marraine de cette deuxième édition. Rencontre avec celle met dorénavant son temps au service des autres grâce à son association A chacun son Everest ! , clin d’œil à son parcours personnel, elle qui fut la première française sur le toit du monde.

Interview menée par Benoit Pelegrin

Que représente La Saharienne pour vous ?

Christine Janin : « Beaucoup de belles choses ! J’ai tout de suite trouvé le projet très intéressant. C’est une course ludique et relativement accessible. La compétition est ouverte aux sportives amateur, le niveau est relevé mais les épreuves ne sont pas extrêmes. J’avais suivi ce raid l’an dernier et je me réjouis que cette deuxième édition se déroule en Equateur. Le cadre est magnifique et les épreuves très variées : course, canoë, VTT… il y en a pour tous les goûts. Et puis ça permet à toutes les participantes de sortir de leur quotidien, de partager, de voyager, de découvrir un nouvel environnement en se donnant à fond. Un bon mélange entre aventure humaine et sportive. »

Les participantes se sont souvent préparées toute l’année pour cette épreuve.

C.J. « C’est ce qui me plait beaucoup dans ce genre de compétition. S’inscrire à un raid d’une semaine permet de se donner un objectif personnel, un défi pour mieux se dépasser. C’est plus agréable de s’entraîner lorsqu’on a un projet, un but à atteindre. S’entrainer pour quelque chose, ça permet d’aller un petit peu plus loin. »

Copyright A chacun son Everest !

Christine Janin

Le raid La Saharienne est une course unique : exclusivement féminine et par équipe de deux. Qu’est ce que cela vous inspire ?

C.J. « Le côté 100% féminin m’intéresse beaucoup, la mentalité n’est pas la même entre filles. Et si l’esprit de compétition doit rester un facteur essentiel de motivation, l’ambiance est souvent plus décontractée. La participation en binôme est aussi un élément qui me plait, on est toujours plus fort à plusieurs. A deux chacun a sa spécialité, il y en a forcément une qui va être meilleure en vélo, l’autre en rame… Les notions de complémentarité et d’entraide sont fondamentales, elles font partie du challenge. Enfin c’est important qu’elles se connaissent bien parce que dans la difficulté on peut vite se crêper le chignon. »

Avec votre association A chacun son Everest ! vous accompagnez des femmes en rémission du cancer du sein. C’est important que certaines puissent à l’avenir participer à ce genre de compétition ?

C.J. « Oui bien sûr. J’aurais aimé monter une équipe avec des femmes de l’association, en s’entrainant un peu certaines auraient largement pu participer. Finalement ça ne s’est pas fait mais ce qui est important c’est le partenariat entre A chacun son Everest ! et La Saharienne. Nous sommes dans une démarche de sensibilisation, nombreux sont ceux qui ne connaissent pas encore l’association. Toutes les participantes deviennent solidaires de ces femmes qui ont actuellement moins de chance, et portent quelque part le même message : le sport ça aide à aller bien. »

L’association promeut avant tout le sport comme vecteur de santé et de bien-être.

C.J. « C’était déjà le message central lorsque j’ai fondé l’association il y a vingt ans. Le soutien se faisait au départ auprès des enfants atteints de cancer et de leucémie, avec un message simple : oser sa vie. Le sport aide à retrouver du plaisir dans la vie. L’activité sportive ça aide à rester en bonne santé mais ça aide aussi à guérir ! »

Les participantes commencent les épreuves demain, quels conseils leur donnez–vous ?

C.J. « Mon premier conseil c’est de savoir se gérer. Il ne faut surtout pas chercher à se mettre la pression et à aller trop vite au début. Une semaine ça peut être long, il faut savoir tenir dans la durée. Elles devront considérer chaque jour comme une épreuve à part entière, sans se demander comment le lendemain va être. Et bien écouter leurs corps pour pouvoir vraiment se faire plaisir. Le plus important c’est de vivre l’instant présent. Je compare souvent ça avec de la méditation, être en pleine conscience de ce que l’on vit, de son corps, de sa respiration… parfois on n’a même pas conscience et ce n’est qu’après qu’on se dit « tiens j’ai fait ci, j’ai fait ça ».

Parmi vos exploits personnels, lequel reliez-vous au raid La Saharienne ?

C.J. « Toutes proportions gardées, je pense qu’on peut le rapprocher de mon expédition au pôle nord. C’est vrai qu’il faisait plus froid (rires), les conditions étaient beaucoup plus extrêmes mais nous étions en binôme. J’étais accompagné par un russe. Chaque jour était une nouvelle épreuve, il a fallu avancer ensemble, tenir ensemble, avancer encore, tenir encore, savoir se contenir aussi (rires). Pendant soixante-deux jours il faut s’astreindre à une discipline de fer, ne pas trop penser et mettre un pied devant l’autre. La régularité est très importante si on veut aller jusqu’au bout. »

Photo : Johnny Fidelin / Icon Sport
Le clin d'oeil de la semaine

Alexandra Recchia, l’attaque et la défense

28 octobre 2016

Alexandra Recchia vient d’obtenir son CAPA, le précieux Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat de niveau Bac+6. Diplômée de l’école de Versailles, elle prêtera serment devant ses pairs à la fin du mois de novembre. Une belle réussite pour la jeune fille de 28 ans issue de la banlieue lyonnaise, championne d’Europe de karaté cette année en moins de 50 kilos. Elle combat en ce moment à Linz en Autriche à l’occasion des championnats du monde.

Interview menée par Benoit Pelegrin

Pourquoi avez-vous choisi de devenir avocate ?

A.R. : « Au départ, je me suis inscrite en fac de Droit pour entrer dans la police, je visais le concours après la licence. Je m’imaginais lieutenant, pourquoi pas commissaire… Une fois la licence en poche, j’ai décidé de poursuivre jusqu’au master puis d’intégrer une école d’avocat. Le karaté n’étant pas un sport professionnel, il faut assurer la suite. Poursuivre les études en parallèle, c’est donc très important. Je vais bientôt avoir vingt-huit ans et les plus jeunes poussent derrière moi. Je ne voulais pas attendre la fin de ma carrière sportive pour préparer ma reconversion. »

Photo : Alexandre Dimou / Icon Sport

Comment concilier ces études exigeantes avec une carrière de championne ?

A.R. : « C’est beaucoup d’organisation. Le rythme est lourd, il faut être rigoureuse et surtout savoir gérer la fatigue. Il y a eu des moments de doute, de la fatigue et des larmes. Ce n’était pas évident, j’en ai bavé c’est vrai mais j’ai travaillé d’arrache-pied et je n’ai jamais rien lâché. Je me suis battue, c’est dans mon caractère. Quand je commence quelque chose je vais au bout, malgré la douleur, les sacrifices. Et puis j’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes qui m’ont accompagnée et soutenue, des gens compréhensifs qui m’ont permis d’aménager mon emploi du temps pour pouvoir m’entraîner et participer aux compétitions. Sans oublier mes parents qui m’ont énormément motivée et encouragée ! Sans eux je n’en serai pas là. Je n’ai finalement jamais eu à choisir entre le karaté et les études. J’ai toujours pu faire les deux, j’ai besoin de cet équilibre. »

Comment voyez-vous la fin de l’année 2016 ?

A.R. : « Chargée ! Je suis très occupée. J’ai préparé les championnats du monde en Autriche en m’entraînant tous les jours. J’ai des semaines bien remplies car je travaille en parallèle dans un cabinet parisien. J’ai un rythme de travail adapté, je peux m’entraîner tôt le matin et à l’heure du déjeuner. En espérant que tous ces efforts me portent vers la victoire dimanche en finale. »

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Camille Serme au sommet du squash mondial

24 octobre 2016

Camille Serme remportait il y a dix jours l’US Open de squash à Philadelphie. Il s’agit de sa deuxième victoire en World Series, l’équivalent pour le squash des Grands Chelem au tennis. Retour sur cette belle victoire et sa préparation.

Interview menée par Benoit Pelegrin

Avez-vous l’impression d’avoir réalisé la compétition parfaite ?

C.S. : « Tout s’est plutôt bien enchainé pendant le tournoi, je sentais mon jeu qui se mettait en place au fil des matches, même si je ne savais pas encore que le meilleur serait pour la finale. J’étais bien préparée à affronter chacune de mes adversaires, je me suis appuyée sur des stratégies précises pour les battre. »

dsc_6293Vous n’étiez pourtant pas dans les meilleures dispositions au début du tournoi ?

C.S. : « L’US Open est arrivé à un moment difficile de ma carrière. Je venais de perdre au premier tour d’un tournoi en Égypte et en quart de finale du dernier World Series à Hong Kong. Après la défaite au Caire nous avions décidé avec mon entraîneur de tout remettre à plat. Je suis donc arrivée à Philadelphie en pleine reconstruction. L’objectif était surtout d’évaluer nos nouvelles méthodes d’entrainement sans pression, mais avec beaucoup d’envie et de motivation. »

Qu’avez-vous ressenti après la victoire en finale ?

C.S. : « J’étais sur mon petit nuage ! Je n’en croyais pas mes yeux et mes oreilles. Entendre le speaker crier mon nom au micro était incroyable, l’émotion m’a complètement submergée ! Mais je suis vite redescendue sur terre, les compétitions se sont enchaînées avec la préparation du tournoi de Brooklyn qui a eu lieu ce week-end. Je ne veux plus trop penser à l’US Open pour le moment, j’aurai le temps d’y revenir à mon retour en France où de nombreuses réceptions sont prévues. »

Vous n’avez pas eu un tableau facile et avez affronté toutes les grandes favorites.

C.S. : « J’avais déjà battu toutes ces joueuses mais jamais dans un même tournoi. Je voulais vraiment gagner chaque match pour autant la défaite ne me faisait pas peur, c’est l’avantage de cette période de reconstruction. Je n’ai jamais douté même pour la finale que j’ai préparé de la même manière que les tours précédents. Peut-être aussi que ma confiance arrive sommet lorsque je prends conscience que je suis en finale. Maintenant j’ai faim d’autres victoires sur le World Series et bien sûr le Championnat du monde cette saison. Encore un autre défi ! »

Le squash au féminin, on en parlait déjà en mai dernier.

wonder-woman
Le clin d'oeil de la semaine

Wonder Woman désignée ambassadrice de l’ONU pour l’égalité hommes-femmes

21 octobre 2016

Retournez le numéro 3 du magazine Les Sportives actuellement en kiosque, vous découvrirez la dernière de couverture, qui est aussi notre clin d’œil de la semaine : Wonder Woman.

Aujourd’hui, 21 octobre 2016, l’icône féministe de 75 ans, le personnage de fiction Wonder Woman va prêter ses super-pouvoirs à une campagne de l’ONU sur l’émancipation des femmes et des filles et est officiellement désignée ambassadrice honoraire des Nations unies.

Une cérémonie se tiendra aujourd’hui en présence du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, de la présidente de DC Entertainment Diane Nelson et de plusieurs invités de prestige. Cette cérémonie marque le lancement d’une campagne d’un an consacrée à l’égalité hommes-femmes, qui est l’un des nouveaux objectifs globaux de l’ONU pour les 15 prochaines années.

wonderwoman

Bayard Jeunesse

Avec sa tiare, ses bracelets pare-balle en « féminium » (un métal imaginaire) et son body étoilé, Wonder Woman possède tous les clichés de la super-héroïne. Pourtant, à l’occasion de la journée internationale de la fille du 11 octobre dernier, les Nations unies ont annoncé l’avoir choisi comme ambassadrice honoraire pour l’émancipation des femmes et des filles. Sa cérémonie d’intronisation est pour ses interprètes – Lynda Carter dans la série télé et Gal Gadot dans un film prévu pour 2017– l’occasion de venir célébrer l’alias de Diana Prince, qui fête ses 75 ans en 2016. Soit autant d’années passées à lutter contre les super-vilains mais aussi pour les droits des femmes.

Le personnage de Wonder Woman est incontournable chez les Comics et les bandes dessinées. Il naît en 1941, grâce à la plume affutée de William Moulton Marston, psychologue de Harvard fortement influencé par les suffragettes, les premières féministes, les défenseurs de la contraception ou la poète grecque Sappho, qu’évoque d’ailleurs son héroïne au fil des cases de la BD éditée par All Star Comics – avant d’être reprise par DC Comics.

Ce personnage historique connu de tous, symbolisait il y a encore 75 ans le féminisme dans le combat des femmes pour faire valoir leurs droits. Aujourd’hui, ce personnage est le symbole de l’émancipation, de l’égalité et du combat vers l’avenir.

Wonder Woman est aussi l’héroine phare mise en scène par la maison d’édition américaine des bandes dessinées, sortie en série par Bayard Jeunesse avec un premier tome le 7 septembre 2016. Wonder Woman est une héroïne des temps modernes, munie de super-pouvoirs et aux multiples talents, avec ses problèmes et ses petits défauts. Elle a de l’audace du courage et de l’humour ! Ca ne vous rappelle rien … ?

 

Aurélie Bresson

Le clin d'oeil de la semaine

Amélie Triffet aux portes de son rêve

7 octobre 2016

Âgée de seulement 13 ans, la jeune espoir de la moto belge lance une action de crowdfunding pour financer sa participation au championnat de France 2017 de Moto Superbike.

Amélie Triffet va vite, très vite. Élevée au milieu des paddocks, la jeune sportive accompagne souvent son père, alors pilote moto, au bord des circuits. A un âge où les autres enfants apprennent à faire du vélo, la jeune Amélie demande à ses parents une (vraie) moto. Elle l’obtient et fait ses premiers tours de piste à sept ans sur le circuit de Mettet, en Belgique. Très vite inscrite en compétition, elle accroche une dizaine de podiums dans les catégories juniors, sillonnant à vive allure les circuits belges et du Nord de la France.

Son palmarès est déjà impressionnant avec une deuxième place au championnat de Belgique en 2015 et une honorable cinquième place au plus relevé championnat de France cette année. Des performances à souligner pour une jeune fille qui concoure dans des catégories mixtes ou les pilotes sont, sans exception… des garçons !

Dans ses rêves, Amélie Triffet aspire à « vivre de sa passion » et « briller au guidon d’un prototype 450 centimètres cubes à l’occasion de la Women’s Cup », cette course 100% féminine dont la première édition s’est tenue cette année au circuit Bugatti du Mans. En attendant, son regard vif et perçant est braqué sur le championnat de France 2017, qu’elle prépare avec son coach et mentor de toujours, son père. Ils ont été tous deux séduits par les programmes de financement participatif qui représentent « un bon moyen de se faire aider via les réseaux sociaux et de toucher certains partenaires ». Et son père espère vraiment que la somme récoltée permettra d’offrir à sa fille « les armes nécessaires pour jouer la victoire ».

Amélie s’est fixée un objectif de 5500 euros. Une collecte qui peut paraître ambitieuse mais qui permettra de payer la licence de coureuse auprès de la Fédération Française de Motocyclisme (FFM), l’inscription aux sept courses du championnat, des séances et stages d’entrainement ainsi qu’un jeu de protections neuves : combinaison, bottes, gants, casque. Pour soutenir Amélie, c’est par ici : https://www.lafinancieredusport.fr/project/amelie-triffet-championnat-moto-superbike/

 

Benoit Pelegrin

Le clin d'oeil de la semaine

A 5 jours de la fin des JO, seulement 17% des médailles françaises ont été obtenues par des femmes

17 août 2016

En ce mercredi 17 aout, la France possède en tout 30 médailles dont 8 médailles d’or, 11 médailles d’argent et 11 médailles de bronze. Parmi elles, 17 % ont été obtenues par des femmes.

Emilie Andéol - Judo (or)

Charline Picon - Voile (or)

Clarisse Agbegnenou - judo (argent)

Audrey Tcheuméo - judo (argent)

Aurelie Muller – natation (argent – en attente de décision du CIO suite au recours de la FFN)

Mélina Robert-Michon - Athlétisme lancé de disque (argent)

La France a retenu son souffle devant des rencontres sportives au cours desquelles les femmes se sont beaucoup données, ont progressé, ont excellé, ont lutté. Des sportives fières d’être ce qu’elles sont, de ce qu’elles font, humbles, combattives et intraitables. La France et le monde entier ont ouvert les yeux sur ces championnes françaises aux performances et aux capacités peut-être parfois encore timides mais prometteuses, comme notamment dans les nouvelles disciplines olympiques telles que le rubgy à 7 et le golf.

Photo by Nolwenn Le Gouic/Icon Sport

Si certains des 394 athlètes français qualifiés pour les JO 2016 étaient là pour engranger de l’expérience, d’autres avaient et auront le podium comme seul objectif. Parmi les plus grandes chances de médailles françaises avant la fin des Jeux, de nombreux espoirs reposent encore sur (entres autres) Pauline Ferrand-Prevot en VTT, les équipes de France de basket et de handball qualifiées en demi-finale, Sarah Ourahmoune et Estelle Mossely, qualifiées en 1/2 finale de la boxe, Gwladys Epangue et Haby Niaré en taekwondo, ainsi que Camille Lecointre et Hélène Defrance à la voile qui sont actuellement 4e des régates en 470.

AB.