Browse Category

Au coeur de …

montage
Au coeur de ...

Retour sur la course connectée de la Fondation Alice Milliat

14 mai 2016

Il y a tout pile une semaine, sous un soleil brillant aux milles éclats, près de 800 participant-e-s en Europe chaussaient leurs baskets, tout en étant connectées à leur application de sport favorite sur smartphone, sur le chemin de l’engagement et de la solidarité. Les sportives et les sportifs courraient ou marchaient avec l’Europe pour plus de sport conjugué au féminin, par l’intermédiaire de la Fondation Alice Milliat.

Quel est le bilan ? Eric Florand, directeur du développement de la Fondation, se veut plutôt positif : « Nous pouvons dire que le bilan est bon du point de vue médiatisation à la fois de la course et de la promotion du sport féminin. La communication a été réalisée à 360 degrés aussi bien au niveau digital (avec facebook, instagram, twitter), que dans les médias (presse, radio avec RMC, BFM, TV5, LCP et Bein sport). Sur le terrain aussi avec un partenariat avec Femmes en Sport de la Ville de Paris, nous étions présents le 7 mai sur les dix sites de cet événement. En France, la médiatisation a été au delà de nos objectifs. Et 95% des participant-e-s étaient Françai-s-es. » Mais n’oublions pas que cette course était la première course connectée européenne. Près de 800 participant-e-s au total dans toute l’Europe. « De ce point de vue le bilan est globalement en deçà de nos espérances, avec 767 participant-e-s exactement. Mais c’est une première et il faut installer ce Challenge Alice Milliat dans le calendrier, ce qui n’est pas chose facile…» précise Eric Florand.

La prise de conscience fait son chemin en France et au-delà de ses frontières. La Fondation Alice Milliat, en tout cas n’en restera pas là. « Pour progresser, nous avons prévu des réunions régulières avec tous nous partenaires pour avancer sur des points d’améliorations. Tant au niveau français qu’européen » ajoute Eric Florand. Cette course rappelons-le, était la toute première course connectée européenne de l’histoire, samedi 7 mai 2016. La fondation proposait à toutes les femmes, mais aussi aux hommes, de soutenir le développement de la pratique sportive féminine en relevant ce challenge, en se dépassant au travers d’un événement ludique, fédérateur et donner ainsi une nouvelle signification au don. Le principe était simple : courir seule ou entre copines, la distance de son choix, à l’heure de son choix, en se connectant sur son application de running via son smartphone ou sa montre connectée.

Force est de constater que du chemin reste à parcourir. Et bien que le développement de la pratique féminine et la médiatisation du sport au féminin progressent d’année en année, la route est encore longue. Alors persévérons et continuons à dire “oui au sport féminin, c’est dire oui au sport santé, au sport social, au sport intégration” conclut Christine Kelly.

http://www.alicemilliatchallenge.com

AB

mercredi 4 novembre 2015
La ville crée la première école municipale de football féminin. Stade Raymond Espagnac.                                  Sylvain Frappat - Ville de Grenoble 2015
Au coeur de ...

Grenoble, terre de football au feminin ?

13 mai 2016

Dimanche 15 mai, Grenoble accueillera la finale de la Coupe de France féminine de football qui opposera Lyon et Montpellier. Un rendez vous attendu sur les terres grenobloises, notamment ces jeunes filles de la nouvelle école municipale de football féminin. Grenoble se voudrait-elle terre du football au féminin ?

Mercredi 14 octobre 2015 École féminine de football qui a ouvert cette année, entraînement tous les mercredis après-midi. Lieu : stade Espagnac de Grenoble. © Alain FISCHER 2015, Ville de Grenoble.

© Thierry Chenu, Ville de Grenoble.

Depuis la rentrée de septembre 2015, des jeunes filles de 6 à 15 ans passent leur mercredi après-midi crampons au pied à l’école municipale de football féminin à Grenoble. Une école municipale parce que la ville, dès le changement d’équipe en 2014, a affiché sa volonté de promouvoir le football au féminin. À l’origine le GMC2F, le club de l’agglomération grenobloise avec 2 F pour Football au Féminin, souhaitait élargir son offre de cours pour les jeunes filles. Mais plutôt que d’utiliser les équipements sportifs de la ville, le maire, Eric Piolle et son équipe, décident en accord avec le club d’ouvrir cette première école municipale. « Le club souhaite contribuer à la promotion du football féminin, donc on a tout de suite adhéré à cette vision politique et on a mis en place une sorte de partenariat entre le club et la ville » explique le président du GMC2F, Thierry Semanaz. La ville fournit les équipements, le club propose ses éducatrices.

Elles sont une vingtaine de joueuses assidues, une soixantaine d’inscrites, elles jouent évidemment, apprennent les gestes techniques, font des exercices physiques, des relais avec des parcours etc… Depuis le début de l’année « elles progressent toutes, chacune à leur rythme, tout dépend de leur présence mais vraiment la progression du groupe est très satisfaisante pour la suite » explique Gladys Boilard l’éducatrice. Éducatrice, parce que entraineuse elle n’aime pas vraiment ce terme. Depuis le mois de septembre Gladys, 24 ans, joueuse de haut niveau, entraîne les filles. « Malheureusement dans le football au féminin on est obligé de travailler pour avoir à manger dans l’assiette » donc la joueuse du GMC2F joue, s’entraine quotidiennement et en parallèle est éducatrice sportive pour la mairie de Grenoble, entre autre.

Entrainer des jeunes filles et leur proposer une séance de football gratuite, cela fait partie du projet de la ville. D’après Thierry Semanaz président du GMC2F « c’est un message politique de promotion du foot féminin, la ville a également mis en place des ramassages dans six secteurs de la ville pour que les filles puissent venir au stade. Et derrière cette école on facilite l’accès au sport pour les jeunes filles, on promeut l’égalité évidemment, on éduque aux valeurs citoyennes, ce n’est pas que de l’encadrement technique c’est aussi de l’accueil des jeunes ».

Que des filles ? Pour que ça marche, oui. Les jeunes filles sont encadrées par des jeunes femmes. Gladys travaille aux côtés de Mathilde (23 ans, en Staps) mais aussi avec, à tour de rôle, quatre jeunes en sport étude au lycée Argouges, tout proche du stade de Teissere. « Il n’y a que des filles et l’encadrement est exclusivement féminin, c’est plus simple comme ça, les filles viennent plus facilement vers nous, pour la communication tout est plus facile pour elles » précise Gladys. Seul le responsable de l’école est un homme « mais peut être que ça changera plus tard » suppose l’éducatrice.

Le 100% féminin, c’est ce qui semble d’ailleurs faire fonctionner le projet, « moi je me suis inscrite parce que j’avais pas envie de m’entraîner avec des garçons. J’aime le ballon, le foot et j’avais envie de faire un sport, donc quand j’ai su pour la création de l’école je me suis inscrite direct » explique Jade. À 12 ans, elle pense que les garçons « ne respectent pas trop les filles qui font du foot, ils pensent qu’on est nulles et ils se moquent de nous, ils pensent que le foot c’est simplement un sport de garçons ». Parce que ce sont des adolescents ? La question se pose…

En tout cas, Jade selon son éducatrice est « l’exemple qui prouve que le projet de l’école municipale fonctionne, elle est super motivée, ça lui a donné envie de faire d’autres choses dans ce sport, de s’investir et elle a un état d’esprit irréprochable ». De son côté Jade répond modestement qu’elle « s’en sort bien, ça va ».

Domitille Piron pour Les Sportives

Coline AUMARD
Au coeur de ...

le squash au feminin, on en parle ?

6 mai 2016

Aujourd’hui à Varsovie vont se jouer les demi-finales des championnats d’Europe de Squash ; les hommes seront opposés aux Allemands et les femmes aux Galloises, avec les faveurs des pronostics dans les deux cas. La France fait quand même partie du TOP5 européen, voire mondial ! Profitons en pour vous faire découvrir cette activité que l’on ne connaît que par sa pratique en loisir, que cela soit à la pause déjeuné, par l’initiative d’un défi entre amis, ou par sa position dans le TOP 5 des sports qui font perdre le plus de calories ! Sport loisir, sport santé, sport mincissant ou encore sport bien être, mais pas que ! Les noms de Camille Serme ou Coline Aumard vous sont-ils familiers ? Ils le devraient !

IMG_6825

Conférence de presse 02/05 - FFSQUASH

Le squash est un sport de raquette qui se joue sur un terrain de jeu entièrement entouré de murs ou éventuellement de paroi(s) entièrement vitrée(s), (oui oui on a bien dit vitrées, comme dans un aquarium) ce qui permet la présence de spectateurs lors des tournois internationaux. En effet le court vitré de squash constitue un formidable outil de découverte et de promotion de la discipline en permettant une vision totale et à 360° de l’extérieur du court. Il peut se positionner dans des lieux exceptionnels (devant les pyramides de Gizeh, au sein de la gare centrale de New-York, face à la baie de Hong-Kong,…) et donne une dimension rare et exceptionnelle aux évènements squash. C’est la volonté de la Fédération Française de Squash, de donner la possibilité à tous de découvrir cette discipline et d’en permettre la pratique au plus grand nombre. Rappelons que le squash est accessible dès l’âge de 3 ans. Comme le souligne Jacques Fontaine, président de la Fédération Française de Squash : « nous avons une vraie volonté de promouvoir la pratique à tous les niveaux. Notre objectif est de montrer que le squash offre aussi un vrai spectacle sportif. Pour les pratiquants comme pour les spectateurs, c’est une discipline encore trop peu méconnue et pourtant étonnante. Et cela notamment grâce aux performances de nos sportives ! Le squash au féminin représente une part de plus en plus importante dans notre fédération. » Volonté bienvenue et notable de la fédération, dans le cadre de sa politique de développement, en vue des tarifs de certaines structures non affiliées à la fédération pour dispenser ne serait-ce qu’1h de squash et de certaines affiches promotionnelles réalisées par ces dernières plaçant la femme et ses fesses comme vitrine !

250 000 pratiquants en France, 30 000 licenciés, dont 1/3 de femmes, et oui ce n’est pas rien ! Parmi elles, Camille Serme et Coline Aumard, meilleures joueuses françaises et parmi les 30 meilleures au niveau mondial (4è place pour Camille et 28è pour Coline). Amies d’enfance, amies dans la vie, tantôt rivales, tantôt coéquipières sur le terrain, ces jeunes femmes aux maillots tricolores, placent la France comme bête noire du squash mondial derrière l’Egypte. Le prochain grand rendez-vous mondial aura d’ailleurs lieu en France : le championnat du Monde par Équipes Féminin se déroulera à Paris et Issy-les-Moulineaux du 27 novembre au 03 décembre 2016. Les rencontres se dérouleront simultanément sur les courts vitrés qui seront installés au Palais des Sports Robert Charpentier à Issy-les-Moulineaux, au Jeu de Paume de Paris et au Squash Saint Cloud. Près de 25 équipes sont déjà attendues pour cet événement !

Pour en savoir plus sur les championnats d’Europe en cours c’est par ici : http://www.ffsquash.com/2016/04/08/selectionfrancaise-etc2016/

AB.

af5f888fdb
Au coeur de ...

Le sport au féminin en fête à Bobigny

29 avril 2016

On ne le dira jamais assez, faîtes du sport. L’espace de cinq jours, du mardi 26 avril au samedi 30 avril, la ville de Bobigny a mis les petits plats dans les grands pour offrir à toutes les femmes l’occasion de venir découvrir un grand nombre d’activités sportives. Jeunes ou plus âgées, la seule obligation de la semaine était d’avoir au minimum 15 ans et de bien vouloir enfiler une tenue de sport et une paire de basket afin de se laisser guider par les conseils d’encadrants qualifiés.

Cette initiative initiée par la mairie fêtait cette semaine sa 7e édition. Au programme, salsa, zumba, cardio-training, gymnastique et danse et en ligne. Madame Borrelli, chef de service des activités physiques et sportives de la ville de Bobigny nous explique cette semaine sportive : « Nous sommes partis d’un constat évident : les femmes pratiquent moins dans les associations sportives. Cette semaine est un moyen de faire découvrir et d’initier aux activités sportives, tout en sortant les femmes de leur quartier, afin de créer du lien social. On comptera une centaine de participantes sur la semaine avec un pic attendu ce samedi ».

Ce vendredi après-midi, les plus jeunes (9-14 ans) pourront, elles-aussi, découvrir les joies des activités sportives. «Notre objectif est avant tout d’informer afin de créer du lien notamment en direction des associations sportives et d’offrir des moments de partage à ces femmes venant de différents quartiers de la ville », poursuit madame Borrelli. Une initiative heureuse qui mériterait de trouver écho dans de nombreuses villes.

www.bobigny.fr

image1
Au coeur de ...

Un nouveau tournoi de golf 100% féminin, le Jabra Ladies Open

22 avril 2016

Même si parfois, on a l’impression que la société évolue au rythme d’un escargot sous sédatif, on vous le confirme, ça bouge dans le sport au feminin!

A l’image de Jabra qui décide d’investir dans la toute petite balle blanche. L’entreprise n’est à priori pas spécialisée dans la cause féministe mais plutôt dans la vente de solutions audio sans fil. La marque a testé le sponsoring d’évènements running, un sport très lié aux produits qu’elle décline. Et comme Jabra a aimé ça, Jabra a décidé d’y retourner.

13043622_1077009519055856_435888707291202585_n

Affiche Jabra Ladies Open - en photo Gwladys Nocera

La création d’un tournoi 100% féminin

Le tournoi Jabra Ladies Open, réservé aux sportives, est créé. Du 24 au 26 avril, les professionnelles du circuit français s’affrontent au sein du luxueux Evian Resort Golf Club, l’un des sites majeurs de ce sport dans l’hexagone. Sur les rives du lac Léman, l’endroit est idyllique pour balancer son club, viser les trous et s’approcher de la perfection. C’est d’ailleurs ce qui a convaincu Jabra de s’associer à l’évènement.

« Les valeurs du golf et de Jabra sont communes : Passion et Excellence, explique Vanessa Bachet Krief, directrice marketing Europe du Sud chez Jabra. Jean-Baptiste Pain, notre directeur général dans cette zone, est un mordu de golf et s’engage dans son développement. A travers notre adaptation de la Ryder Cup, (NDLR, une compétition centenaire où les Etats-Unis et l’Europe s’affrontent), nous avons fait la connaissance d’Anne-Lise Caudal, classée 7e meilleure joueuse française ».

Et le courant est tout de suite passé. « On a vite compris que le golf au féminin n’a pas assez d’évènements sur son calendrier par manque de financement, déplore Vanessa. Quand Anne-Lise nous a proposé de les soutenir, nous avons sauté sur l’occasion car l’énergie, la passion et le professionnalisme des joueuses nous ont vraiment séduits ».
L’envie de traiter les professionnelles du golf comme des professionnelles justement, explique la genèse du tournoi.

Une journée encadrée par les pro pour les amateurs

Pour les amateurs désireux de mieux manier leur manche, le tournoi est précédé d’une journée « pro-am » où les golfeuses encadreront quelques élèves. L’occasion de délaisser un vieil orgueil mal placé pour prendre une leçon de golf par des expertes.

Avec un peu de chance, Glwadys Nocera, 2e joueuse française et 80è mondiale, vous apprendra deux de ses coups préférés. « J’aime jouer le « drive ». Quand on essaie d’envoyer une grosse cacahuète au début du jeu. En général, il y a du public et du stress. J’adore ça ! Sinon, j’aime le « chipping ». Toutes les petites approches autour du trou pour finaliser son coup ».

Si vous ne maîtrisez pas ces deux techniques tout de suite, vous pourrez assister aux deux jours de compétition, réservés aux professionnelles françaises et rien que pour elles. Elles sont une quarantaine en France et Jabra annonce justement une quarantaine de participantes. Un plateau de proettes bien rempli, c’est dire si la lutte va être acharnée.

Environ trente fois moins payé que les hommes

« J’ai déjà refusé de participer à un tournoi de golf parce que les filles y sont trois fois moins payées que les garçons », explique la professionnelle Glwadys Nocera. Mon refus d’accepter cette situation à susciter l’attention de Franck Rebout, grand patron d’Evian. A tel point qu’il s’est aussi investi dans la création de ce tournoi au féminin ».

Seulement, quand on demande à Glwadys à quoi ressemble le quotidien d’une proette, ça ne donne pas envie de signer tout de suite. « On gagne environ trente fois moins que les hommes, que cela soit en Europe ou aux Etats-Unis. Comme nous sommes peu reconnues, les sponsors se font rares. Pourtant la saison coûte cher parce qu’on voyage beaucoup. Ca nous arrive de perdre de l’argent sur une saison. »
Mais aucune trace de misérabilisme. « C’est hyper frustrant mais on relativise en regardant ce qui se passe autour de nous. Et quand on joue très bien au golf, on peut gagner confortablement sa vie » déclare la sportive.

image1

Anne-Lise Caudal. Copyright : Jabra Open Ladies

Bientôt à Rio ?
Vous apercevrez peut-être Glwadys, les cheveux blonds maintenus par sa visière, sur votre écran cet été, puisque l’Auvergnate est en passe de se qualifier pour les jeux de Rio. Une belle aventure pour le retour du golf aux olympiades, sport que l’on n’avait pas aperçu aux J.O depuis…1904. « Ce n’est pas encore fait et plein d’autres filles veulent y aller. Mais ce serait extraordinaire, un vrai rêve de gosse. J’ai calé ma saison là-dessus et j’ai hâte de jouer les dernières épreuves qualificatives… ». Un rendez-vous brésilien qui n’empêchera pas sa présence au Jabra Ladies Open.

 

Mejdaline Mhiri