Double-Je(u)

Romane Ménager : « les mentalités évoluent mais les stéréotypes sont encore bien trop présents »

3 avril 2017

Romane Ménager, brille sur les terrains de rugby depuis plusieurs années sous les couleurs du LMRCV Charles, Maxime, Lucas et Valentin, étudiants à l’ISEFAC Bachelor Lille, élèves de Mathieu Soto Minguez, sont allés à la rencontre de ses championnes.  Interview de Romane Ménager, son parcours et sa vision du rugby au féminin. 

 

Peux tu nous parler de ton parcours ? 

Romane Ménager : J’ai commencé le rugby à l’âge de sept ans au LMRCV (Lille Métropole Rugby Club Villeneuvois) avec ma sœur, Marine après avoir suivies notre grande sœur, Caroline.

Quelle est ta vision sur la notoriété du rugby féminin en France ?

R.M : Le rugby féminin est de plus en plus reconnu. Les gens commencent à s’intéresser à nous, les filles, et à notre parcours . Après, les préjugés sur le rugby et l’aspect féminin sont toujours présents. Les gens sont toujours aussi surpris lorsque l’on évoque nos hobbies et qu’on leur explique que l’on pratique du rugby…. On entend souvent « le rugby féminin ça existe ? ».

Quelle est ta vision sur la notoriété du sport féminin en France ?

R.M : Le sport féminin est en plein essor. En effet, le sport féminin est de plus en plus présent à la télévision, avec les médias. Enfin les femmes commencent à être reconnues pour leurs performances, et ça, c’est vraiment un aspect sympathique. »

Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport

Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport

Quelle est ta vision sur l’aspect comparatif « hommes/ femmes » dans le monde du rugby ? 

R.M : Forcément, le rugby a un côté très masculin pour tout le monde, femmes, hommes, adultes, enfants. C’est un peu compliqué d’être prise au sérieux lorsque l’on pratique du rugby en tant que femme. Étant une fille, les mentalités évoluent doucement mais les stéréotypes sont tout de même bien ancrés.

As tu des idées pour développer le sport féminin ?

R.M : Je pense que pour développer le rugby féminin, il est important de faire parler de lui notamment par les médias et aussi d’inciter à la découverte du rugby dans le milieu scolaire, par exemple.

À quelle place voudrais-tu que le sport féminin se situe ? 

R.M : Il faut faire en sorte de développer et de promouvoir de manière plus importante le rugby féminin. Cela permettrait de montrer que le rugby n’est pas un sport exclusivement masculin mais aussi un sport aidant les femmes à s’affirmer et à prendre confiance en elles. Forcément , je ne m’attends pas à toucher le même salaire et avoir les mêmes spécificités que les garçons pratiquant le rugby au même niveau que moi.. Mais au vu du travail fourni pour vivre notre passion pleinement, la reconnaissance nous suffit, tout simplement.

Que répondre aux gens qui pensent que le rugby n’est réservé qu’au public masculin?

R.M : Oh.. Souvent ça me fait sourire, je n’arrive pas forcément à comprendre que certaines personnes puissent encore penser ça à notre époque mais ce n’est pas grave.. Généralement, je n’y répond pas.

 

Interview menée par Charles Barbier, Maxime Bulthé, Lucas Lafon, Valentin Jannoray

Etudiants ISEFAC Bachelor Lille

Dans le cadre des interventions de la SOTO MINGUEZ Agency

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