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Nicolas Maire : « Le sport cycliste est tellement dur que, sans exemple, c’est compliqué de s’investir. »

19 décembre 2018

LUI pour La sportive by*

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Dans le cadre de son programme d’actions Sport Pour Elles, FDJ soutient et encourage les championnes, et agit pour donner envie à toutes les femmes de pratiquer une activité sportive et faire évoluer les mentalités. Et cela passe aussi par les encadrants. #SportPourEllesFDJ

interview

Nicolas Maire : « Le sport cycliste est tellement dur que, sans exemple, c’est compliqué de s’investir. »

Arrivé au sein de l’équipe cycliste FDJ Nouvelle-Aquitaine Futuroscope depuis un an, le directeur sportif Nicolas Maire dresse le bilan de la saison écoulée et fixe les objectifs à venir.


 

Après sept années passées comme conseiller technique en Indre-et-Loire, Nicolas Maire a accepté un nouveau challenge fin 2017. Avec Cédric Barre, il a rejoint le staff de l’unique formation féminine française professionnelle, composée alors de douze sportives. Un visage du cyclisme qu’il a découvert. « Nous sommes à la croisée des chemins et la situation se débloque dans le bon sens. Notamment parce que les courses masculines de renom sont en train de créer leur pendant féminin» juge-t-il. Nicolas Maire l’admet, le manque de visibilité des cyclistes femmes pèse lourd. « Jeannie Longo est encore célèbre parce qu’elle a participé au Tour de France féminin qui n’existe plus aujourd’hui. Les jeunes ont peu de modèles à qui s’identifier. Le sport cycliste est tellement dur que, sans exemple, c’est compliqué de s’investir.»

Comme directeur sportif, Nicolas Maire veut simplifier au maximum la logistique liée à l’équipe. Mais surtout établir le bon plan de bataille et les stratégies de course. « Avec Cédric Barre et Stéphane Delcourt, le manager, nous définissons les objectifs de l’équipe. Nous faisons aussi en sorte que les filles passent le moins de temps possible dans les transports. Notre calendrier est essentiellement international et nous avons de longs transferts. Tout cela doit coûter le moins cher possible car nous ne bénéficions pas du même dispositif que les hommes.»

Le jour et la nuit

Pour autant, il est presque difficile de faire la fine-bouche lorsque l’on est l’unique formation de l’hexagone à profiter de tels moyens.

«Lorsque les cyclistes arrivent dans l’équipe après être passées par des clubs en division nationale, donc censés être structurés, elles sont émerveillées. C’est le jour et la nuit. »

Pour cette saison, qui débutera le 24 février, Nicolas Maire et le staff ont décidé d’augmenter l’effectif en passant à treize sportives pour renforcer la compétitivité du groupe. L’équipe lorgne vers le haut du classement. « L’année dernière, on a fini 15ème au classement  international World Tour. On veut au moins faire aussi bien. On a à coeur de briller au championnat de France et on voudrait gagner plusieurs courses internationales. »

 


 

* Traduction FR : by = par

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