Sportives du dimanche

Marathon de Paris 2017 : Lison Benoît « Mon premier objectif c’est quand même de terminer » »

2 avril 2017

Le 41ème du marathon de Paris, organisé par Amaury Sport Organisation et parrainé par Schneider Electric, aura lieu dimanche 9 avril 2017. En 2016, près de 42 000 coureuses et coureurs avaient franchi la ligne d’arrivée, un record. Cette année, Les Sportives Magazine est allé à la rencontre de cinq femmes, qui seront toutes alignées au départ de la course. Et malgré un parcours sillonnant entre les plus beaux monuments de la capitale, nos sportives, tout comme les sportifs, ne seront pas là pour faire du tourisme. Récit de leurs préparations et de leur défi fou : se lancer sur le Marathon de Paris 2017. 

Profil numéro 4 Marathon de Paris : le défi de Lison Benoît

Lison Benoît a 23 ans. La jeune tourangelle, qui a pratiqué plusieurs disciplines dont la natation pendant douze ans, court « sérieusement », comme elle le dit elle-même, depuis un an et demi. « J’avais un peu arrêté le sport, explique-t-elle, je m’étais relâchée. Et puis j’ai voulu retrouver une bonne hygiène de vie ». Lison commence à courir sur des distances courtes : d’abord cinq kilomètres, puis dix : « ça me soulage énormément. Je me libère complètement et je me prouve que je peux aller au-delà de mes limites ». Ses limites elle les repousse franchement lorsqu’elle décide en avril 2016 de s’inscrire pour la distance reine, le marathon. « Lorsque j’ai arrêté ma décision, le marathon de ma ville, Tours, était trop proche. J’aurais pourtant bien aimé le faire. J’ai regardé les images de celui de Paris et je me suis dit pourquoi pas ? C’est le plus important de France, le plus prestigieux aussi. »

Lison a un planning d’entraînement très strict en amont de son premier marathon, mis en place avec un coach. « J’ai eu une petite déchirure au mois de novembre, j’ai dû arrêter l’entraînement. Je n’ai repris qu’en janvier, je me disais que je n’allais jamais y arriver. » L’étudiante en deuxième année de BTS design graphique s’entraîne le plus souvent seule et s’est donné un objectif de 4h30. « Mon premier objectif c’est quand même de terminer. J’ai fait 3h30 sur ma dernière sortie de 30 kilomètres, je pense pouvoir faire 4h30 à Paris. Quand on se fixe un objectif on peut y arriver. Au début 10 kilomètres me semblaient énorme, maintenant je sais que c’est largement faisable ». De l’optimisme pour celle qui se définit comme « hyper stressée ». « La perspective du 9 avril mêle l’angoisse et l’envie en même temps. C’est une sensation très particulière » conclue-t-elle.

Propos recueillis par Benoit Pelegrin

Relire le profil numéro 3 le défi de Charlotte Tilly

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