Sportives du dimanche

Marathon de Paris 2017 : Laurence Clanet « Je cours depuis l’âge de cinq ans »

27 mars 2017

Le 41ème du marathon de Paris, organisé par Amaury Sport Organisation et parrainé par Schneider Electric, aura lieu dimanche 9 avril 2017. En 2016, près de 42 000 coureuses et coureurs avaient franchi la ligne d’arrivée, un record. Cette année, Les Sportives Magazine est allé à la rencontre de cinq femmes, qui seront toutes alignées au départ de la course. Et malgré un parcours sillonnant entre les plus beaux monuments de la capitale, nos sportives, tout comme les sportifs, ne seront pas là pour faire du tourisme. Récit de leurs préparations et de leur défi fou : se lancer sur le Marathon de Paris 2017. 

Profil numéro 2 Marathon de Paris : le défi de Laurence Clanet

Laurence Clanet a décidé de s’inscrire au marathon de Paris en regardant la bande annonce de l’événement. Une vidéo promotionnelle qui a tout de suite séduit la cinquantenaire, parisienne d’origine et installée au Québec depuis 14 ans. « J’ai déjà couru le marathon de Montréal il y a quatre ans, en 2013. J’ai également assisté à celui de New York en 1994, mais je n’ai jamais participé à celui de ma ville natale ». Il fallait réparer ça, pour celle qui pratique la course à pied depuis l’âge de 5 ans, à l’époque avec ses parents Marie et Michel. En grandissant, elle découvre le monde de la compétition, à travers lui l’exigence, la performance, la souffrance aussi. Puis ce sera l’INSEP en saut en longueur et 100 mètres haies. Une pratique sportive de haut niveau qui la mènera vers son métier de coach en préparation physique : « c’est un métier de donneur, de révélateur, de passeur d’énergie, de plaisir et d’espoir de réussite. Je sensibilise les gens à se dépenser pour leur équilibre et leur bien-être. ». La discipline sportive fait partie intégrante de sa vie, Laurence ne pourrait pas s’en passer : « Le sport sous toutes ses formes est une vraie passion depuis des années. J’éprouve un réel plaisir à le partager, le faire aimer et montrer ce qu’il peut apporter physiquement et moralement. »

 La québécoise d’adoption, qui ne résiste pas à décrire son entrainement « en tuque et mitaines », court pour elle-même mais aussi (et surtout) pour les autres. Pour son fils Lenny atteint d’une malformation cardiaque et pourtant apprenti moniteur de snowboard. Pour des causes qui lui sont chères, comme lors des 24h de Tremblant : en équipe avec son mari Patrick, son aîné Nicolas et 9 amis au grand cœur elle lève 28 000 dollars au profit des enfants atteints de cancer. Laurence profitera du marathon de Paris pour passer une semaine en France : « J’arrive le 3 avril, et je redécolle le 10 au lendemain de la course ». L’occasion de retrouver sa famille et ses amis d’enfance, qui la suivent à distance et qui seront sur la ligne d’arrivée près de la porte Dauphine. Extrêmement motivée, la maman et chef d’entreprise se donne un objectif de 3h45, un temps très proche que celui qu’elle avait réalisé en 2013.

Propos recueillis par Benoit Pelegrin

Relire le profil numéro 1 le défi de Julie

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