Sportives du dimanche

Marathon de Paris 2017 : Julie « plus ça approche, plus je balise »

22 mars 2017

Le 41ème du marathon de Paris, organisé par Amaury Sport Organisation et parrainé par Schneider Electric, aura lieu dimanche 9 avril 2017. En 2016, près de 42 000 coureuses et coureurs avaient franchi la ligne d’arrivée, un record. Cette année, Les Sportives Magazine est allé à la rencontre de cinq femmes, qui seront toutes alignées au départ de la course. Et malgré un parcours sillonnant entre les plus beaux monuments de la capitale, nos sportives, tout comme les sportifs, ne seront pas là pour faire du tourisme. Récit de leurs préparations et de leur défi fou : se lancer sur le Marathon de Paris 2017.

Profil numéro 1 Marathon de Paris : le défi de Julie Vuitton

La pression monte pour Julie, à quelques semaines du marathon de Paris : « Plus ça approche, plus je balise » confie-t-elle d’entrée. La jeune trentenaire de Paris a commencé à courir en 2013, sur une (bonne) idée de ses collègues de l’époque : « Au départ c’était horrible. J’avais des points de côté, je marchais. » Mais Julie persévère. « Mon copain courrait plus sérieusement. En 2014, nous nous lançons un défi mutuel : pour lui le marathon de Paris l’année suivante, pour moi une course de 10 kilomètres ». Elle s’entraîne alors plus régulièrement, une à deux fois par semaine. En mars 2016 elle participe au semi-marathon de Paris, qu’elle boucle en moins de 2h30. Elle améliore son chrono de 21 minutes cette année, après avoir couru entre temps le semi-marathon de Vienne et celui de Amsterdam. Ses courses terminées, elle s’improvise souvent spectatrice, encourageant son ami qui court le double de la distance, en marathon. Un rôle qu’elle souhaite désormais endosser : « J’ai eu envie d’être actrice et non plus spectatrice. Dans un moment d’euphorie, je me suis dit que j’étais capable. Je me suis donc inscrite au marathon de Paris sur un coup de tête ».

Julie se fixe 4h30 comme objectif, elle qui est passée sous la barre symbolique de l’heure sur la distance de 10 kilomètres début 2017. « Ça donne confiance c’est sûr » s’exclame-t-elle. Le fruit d’un entraînement rigoureux à raison de trois séances hebdomadaires depuis décembre 2015 : « courir me donne une énergie folle, notamment quand je m’entraine le matin avant d’aller au boulot ». La jeune femme apprécie également de se retrouver et de se ressourcer : « j’aime le côté solitaire de la course à pied, même si bien sûr on court en groupe lors des courses. Même si la présence des autres aide beaucoup, ce sont mes jambes et mon mental qui me font aller au bout ».

Propos recueillis par Benoit Pelegrin

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