ACTUS DU MAG

Le numéro 6 Les Sportives dévoilé

29 septembre 2017

Un mois après le mondial féminin de rugby où l’équipe de France a décroché la médaille de bronze pour la sixième fois, nous faisons le point avec Gaëlle Mignot, capitaine des bleues sur son parcours, le parcours de son équipe, et l’ascension du rugby au feminin.

Dans ce numéro vous retrouverez également une enquête spéciale sur le corps féminin : est-ce qu’une sportive doit-elle être féminine ? Entre transgression et conformisme, est-ce qu’on est Toutes prises au piège ? Et même le billet d’humeur de Melina Robert-Michon « c’est fini les déménageurs! ».

Ce numéro affirme une fois de plus la place unique et le positionnement du magazine ; un caractère bien trempé, des sujets de fonds, des reportages inouïs, des photos à couper le souffle,…. un numéro qui met une fois de plus la sportive en son cœur.

Bonne lecture à tous et à toutes !

Pour les abonné.e.s, vous le recevrez en tout premier dans vos boites aux lettres. Pour les autres rendez-vous dans notre boutique pour vous le procurer en digital ou un papier, ou dans les kiosques à partir du 4 octobre.

 

Édito d’Aurélie Bresson, fondatrice et directrice de publication : Les femmes doivent en permanence prouver qu’elles sont féminines et quand elles s’éloignent des canons de la beauté féminine, elles ont droit à des remarques sexistes, voire des insultes homophobes. Une sportive très musclée perdrait-elle en féminité ? Certains journalistes et commentateurs y vont plus souvent de leurs qualificatifs sur la beauté ou la tenue des athlètes plutôt que sur leurs exploits sportifs, quand ils ne parlent pas systématiquement de leur famille. Tapez “ sportive ” sur la barre de recherche internet, vous y trouverez tout de suite : « sexy », « dénudée », « charme »… La prise en compte de la pratique des femmes et l’omniprésence des images des corps féminins, érotisés dans certaines revues spécialisées ou sur certaines affiches, valident en quelque sorte le contrôle de la société sur la conformité sexuée et sexuelle des femmes. Et pourquoi traquer autant les différences biologiques, morphologiques, hormonales des femmes ? Douterait-on de leur féminité dès lors qu’elles sont performantes ? D’un côté, les femmes qui choisissent des sports “ hors normes ” sont qualifiées d’hommasses, de garçons manqués. De l’autre, la sportive dénudée devient un outil de marchandisation du phénomène sportif. Les hommes, de leur côté, sont aussi devenus des marchandises à exploiter, mais cela n’empêche pas de se centrer sur leurs compétences, le spectacle et le jeu. Heureusement les mentalités évoluent, les femmes sportives elles-mêmes permettent de casser nombre de préjugés. Le sport n’empêche plus les sportives de vivre leur féminité comme elles l’entendent. L’enjeu est dans le fait qu’elles puissent être considérées comme des femmes, qu’elle que soit leur allure, quel que soit le sport choisi, et qu’elles se sentent bien comme ça !

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