Sportives de caractère

Emilie Aubriot une coach « hyper sportive »

11 mars 2018

Emilie Aubriot est une jeune dijonnaise de 28 ans, coach sportif à son compte depuis 4 ans. Son entourage la qualifie généralement « d’hyper sportive » car elle ne vit que pour l’exercice physique. Comme elle le dit très bien : « c’est ma passion et mon job ». Rencontre.

Véritable boule d’énergie, elle ne se voyait pas faire un métier assise derrière un bureau. « Il me faut de l’action en permanence ». Elle décide donc de devenir Coach Sportif. « C’est mon job » dit Emilie avec fierté. « Ce qui me passionne, c’est de transmettre mes compétences, mes connaissances, mon énergie aux personnes que j’entraine, peu importe leur objectif, qu’il soit compétitif ou non. » Et pour cause l’échange et la relation qu’elle entretient avec ses coachés sont très importants. Elle précise qu’elle est « à la fois la confidente, celles qui partage les doutes, les joies, un peu la psy quoi ! Il y a une vraie relation de proximité. »

Et puis, il y a le sport plaisir, sa passion, celui qu’elle pratique au quotidien. En parallèle de son métier, elle continue donc à s’entrainer dans son sport préféré, son échappatoire : la course à pied et plus particulièrement le trail. « On se sent tellement bien et vivant après un run en forêt. J’aime aussi les courses sur bitume bien sûr, mais le trail, c’est courir en harmonie avec la nature. On s’adapte au terrain de jeu, et j’adore découvrir de nouveaux parcours. » Il est évident qu’Emilie est une femme qui adore les défis. Elle décide donc de participer à de nombreux raids multisports à l’étranger et la liste est impressionnante : trois participations au Raid La Saharienne (Maroc, Equateur et Sardaigne). Ce raid par équipe de deux est exclusivement réservé aux femmes. Pendant 6 jours, les participantes vivent des épreuves riches et variées tel que le trail, le canoé, le VTT, le run & bike, le swim & run et des épreuves surprises. Ce genre d’événement est l’occasion d’un vrai dépassement de soi, Emilie l’a constaté lors d’une descente en rappel mémorable, elle qui a une peur monstre du vertige. Elle n’en est pas resté là, elle s’engage ensuite sur le DUST au Maroc, une compétition qui consiste à parcourir 30 km par jour sur trois jours dans le désert et tout ça en autonomie. Rien que ça !

c’est important de continuer à s’entrainer et à se challenger

Entre sa passion pour les Raids et son métier de coach, Emilie a appris à concilier les deux grâce à son organisation et beaucoup de détermination. « Mes semaines sont très rythmées entre mon métier et mes entrainements perso. C’est pourquoi, une bonne hygiène de vie est indispensable afin d’éviter de se blesser. Si blessure, « bye bye » le métier de coach. Trouver du temps pour soi n’est pas toujours évident, mais quand on veut, on finit toujours par en trouver.  En ce moment, je prépare deux de mes coachés pour le marathon de Paris qui aura lieu le 8 avril. Je fais donc la préparation avec eux ; ça me permet au passage de faire les réglages nécessaires au plan d’entrainements. » Et renchérit rapidement : « au fait la semaine suivant le marathon, je serai sur un raid en mixte cette fois ci « l’Orient-Express », deux jours de raid non-stop. Une grande première pour moi sur ce format (8 heures de course par jour en moyenne). »

Et tout ceci n’est que le début d’une série de projet sportif pour l’année 2018 : le Trail Napoléon, course solitaire en Corse dans sa version 43 km), et le Marathon Race d’Annecy (43 km également). En tant que coach « c’est important de continuer à s’entrainer et à se challenger et quel réel plaisir d’être très soutenue par mes coachés – ils sont tous toujours à fond derrière moi et me donne une énergie sans limite ! »

Pour accompagner son quotidien de sportive, Emilie confie qu’elle s’inspire d’un dicton du Baron Pierre de Coubertin : « Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour la triompher et la difficulté pour la vaincre ». Une devise, qui lui va finalement très bien.

Deborah Sarfati

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