Dans leurs veines A sang pour Sang

Elles étaient 233 femmes pour 257 km sur le Marathon des Sables 2017

16 avril 2017

La 32e édition du Marathon des Sables s’est achevée samedi à Merzuga après 257 km parcourus en plein Sahara en auto-suffisance alimentaire. Retour en chiffres sur les faits marquants de l’épreuve, et réactions dans la foulée.

1

Et même double 1 ! Comme l’an passé, Nathalie Mauclair, première française de l’épreuve termine deuxième de la catégorie féminine, derrière la Suédoise Elisabet Barnes (23h16’12). La Mancelle est également la première tricolore à avoir parcouru les six étapes et 250 km en 23h36’40, hommes et femmes confondus. Elle se classe 13’ du classement général.

233 

C’est le nombre total de femmes alignées sur ce Marathon des Sables. Au total, 1167 concurrents ont pris le départ de la course, et donc 964 hommes. (Soit 20 % du total des participants)

12 

Le faible nombre de participantes ayant abandonné lors de la course. Elles représentent seulement 16% des abandons : 62 hommes ont en effet jeté l’éponge pour un total de 74 abandons.

 

190

Le nombre de femmes ayant participé au MDS pour la première fois, dont l’Anglaise Emily Rolfe, plus jeune « finisher » chez les féminines (16 ans).

 

53 

Comme le nombre de nations représentées dans cette 32e édition. La Grande Bretagne était la plus présente (423 concurrents,) devant le France (303) et l’Espagne (59)

 

96

Comme le numéro de tente de deux Québecquoises au record insolite : Claudia Gauthier et Marie Eve Trudel ne compte qu’une seule ampoule aux pieds chacune, fait extrêmement rare au Marathon des Sables… qui plus est dans la même chambrée

 

9,250

Soit le nombre de km en bandes d’élastoplaste, utilisées pendant toute l’épreuve, soit 1850 boîtes et deux kilomètres de plus que la dernière étape.

 

120 000

Comme le nombre de bouteilles d’1,5 l d’eau distribuées par Sidi Ali pendant toute la compétition.

 

2

Comme le nombre de nouvelles aventures estampillées Marathon des Sables qui s’exportera hors du désert marocain pour la première fois cette année. Un Half « MDS » est programmé à Fuertaventura (Canaries) du 25 au 30 septembre, puis le format long, sera de retour au Pérou du 24 novembre au 4 décembre.

 

LES REACTIONS DE NOS SPORTIVES 

Copyright : Cimbaly / AlexBerg@MDS2017

Nathalie Mauclair (Finisher en 23h36’40 – 1ere française – 2e féminine – 13e au scratch et victorieuse de 2 étapes) : « Je suis très heureuse même si je suis évidemment fatiguée après ces 5 jours de course. Je n’ai pas réussi à récupérer les 10 minutes perdues dans la 2e étape de lundi, mais cela a été un beau duel avec Elisabet Barnes. Par rapport à l’année dernière (où elle avait terminé 2e pour sa première participation), je suis partie avec plus de nourriture et j’ai moins puisé dans mes réserves. Cette année, c’est marrant, parce que tout le monde me connaît de l’an passé, on vient me voir, discuter avec moi. C’est très agréable. L’autre chose agréable, c’est qu’on a beau être tout seul sur notre terrain de jeu, on vit tous la même aventure, on est entre coureur s’encourage. Il existe cet esprit de solidarité propre aussi aux raids. Maintenant, je suis impatiente de rentrer voir mon mari et mes loupiaux. En attendant, je vais profiter, me faire un hammam à Ouarzazate, faire le plein d’amandes et de fruits secs, un bon resto dimanche midi avec les copains de ma tente… et direction la maison. »

 

Copyright : Cimbaly / Akunamatata@mds2017

Emily Rolfe, plus jeune coureuse du MDS 2017 (16 ans), finisher en 62h40’54 : « C’était très dur, et j’étais contente que ça se termine ! Avec mon père, nous avons passé les 20 derniers kilomètres de la longue étape à pleurer tous les deux. Patrick Bauer, l’organisateur de la course, est venu nous remotiver. Ca nous a fait du bien. C’était long. Mais je suis heureuse, très heureuse. Son papa, qui avait déjà vécu un premier MDS en 2011, vit une autre autre aventure, et ne cache pas sa fierté devant sa fille. « Elle est géniale, au vu de son âge et son inexpérience. Elle est incroyable. C’est elle qui m’a soutenue à la fin de l’étape 2. Elle gère très bien sa nourriture, son effort, elle est épatante. Je vis une toute nouvelle aventure avec elle. Elle est formidable En 2011, j’étais focalisée sur les étapes, les parcours, mon temps. Là, je prends des millions de photos, des fleurs, des dunes, des choses jolies que je croise. C’est aussi différent que c’est génial. »

Peggy Bergere

 

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