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Claudia Mollicchi, le roller hockey, l’école de sa vie

9 octobre 2018
Etudiante en management du sport à Paris, Claudia Mollichi est aussi une pratiquante intensive du roller hockey. A 21 ans, elle a déjà rejoint et quitté les rangs de l’équipe de France. La Niçoise d’origine a trouvé dans le roller hockey une mixité qu’elle ne veut plus quitter.

Claudia a 9 ans quand l’aventure du hockey commence. Aujourd’hui, elle joue pour le club de Ris-Orangis en Nationale 1. Malgré un rythme soutenu d’entraînements et la majeure partie de son temps accordée au roller hockey, la jeune femme n’a jamais eu pour objectif de faire de sa passion son métier. Après deux années en équipe de France avec une victoire aux championnats d’Europe en 2015, Claudia a dû s’en éloigner pour raisons médicales. Aujourd’hui, elle a de nouveau pour ambition de relever ce défi : « quand on a goûté à l’équipe de France et aux compétitions internationales, on a envie de recommencer ! », reconnaît l’étudiante.

Le hockey, l’école de sa vie ? Certainement. « C’est un petit sport alors on peut accéder plus rapidement aux finales nationales. Le roller m’a permis d’allerdans toute la France, de rencontrer des gens de partout. Il m’a aussi appris un grand nombre de valeurs », raconte Claudia.

La mixité, l’atout gagnant ! Au roller hockey, les filles peuvent jouer dans le championnat féminin ou mixte, ou les deux. Claudia a fait l’expérience des deux. La mixité du roller a marqué sa jeunesse et continue de retenir particulièrement son attention. Pour la hockeyeuse, la spécificité de ce sport est devenue le modèle à suivre. « Je serais incapable de revenir à un sport dans lequel la mixité n’existe pas. J’ai grandi avec la mixité. C’est équitable, chacun peut apporter quelque chose à l’autre, du même sexe ou non. La mixité crée des équipes solides quand les éléments forts sont réunis », souligne la Niçoise.

La mixité n’est cependant pas un long fleuve tranquille. Il faut se faire une place. « Quand tu es une fille, tu dois te faire ta place comme n’importe qui. En roller, on peut la transgresser et prouver que, même si on est une fille, on peut jouer avec des garçons. Le jeu des filles est beaucoup plus réfléchi. Je crois même qu’on réfléchit trop ! », précise-t-elle, amusée.

Si la sportive aime arguer de la mixité, elle a aussi à cœur de dépeindre les travers de son sport. « L’équipe de France féminine a été mise de côté cette année, à cause d’un manque de financement et pour diverses raisons qui me paraissent confuses ». Mais il en faut plus pour décourager cette championne, qui a fait du développement de la pratique du roller hockey un objectif professionnel !

Par Claire Smagghe

Article extrait du numéro 9 Les Sportives

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