P'tites Sportives

Claude Deriau-Reine « La Lycéenne Maif Run s’est imposée dans le paysage du sport scolaire lycéen néo-aquitain »

1 mars 2018

Bordeaux fait partie des cinq académies de la deuxième édition de La Lycéenne MAIF Run parmi Paris, Caen, Besançon et Lyon. Claude Deriau-Reine, Directeur régional Académique UNSS de Bordeaux, organisateur depuis la première édition relate avec plaisir l’engouement et l’effervescence autour de cet événement dans toute une région, et cela, pour la deuxième année consécutive. 

 Comment se présente la Lycéenne MAIF Run qui aura lieu à Bordeaux le 7 mars prochain ?

L’édition 2018 de la lycéenne se présente parfaitement. L’an passé, lors de la première édition, nous avions dû refuser des inscriptions. Alors cette année, nous avons fait en sorte de pouvoir prendre deux fois plus de monde c’est-à-dire 1000 lycéennes venues de tous les territoires de la nouvelle Aquitaine. Grâce à de belles collaborations locales avec le mouvement sportif, nous pourrons proposer encore plus d’animations sportives dans des sports pas ou peu connus des lycéennes et plus encore que l’an passé, la course d’ouverture aura un caractère patrimonial puisqu’elle partira de la rive droite de Bordeaux (la Garonne)  pour finir sur la rive gauche en empruntant deux ponts: le plus ancien, le pont de Pierre et le plus récent, le pont Chaban-Delmas. Un condensé d’histoire par le sport scolaire.

Pour cette 2e édition, Bordeaux sera l’un des poumons de cette édition comme l’an passé. Qu’est ce qui explique l’implication de toute une région autour de ce projet ?

Dès la première édition, celle de 2017, nous avons eu la volonté d’ouvrir cet événement au-delà de l’académie de Bordeaux qui désormais fait partie maintenant intégrante de la Région Nouvelle-Aquitaine. Nous avons donc proposé à nos amis des académies de Poitiers et de Limoges de participer. L’an dernier, la participation de ces deux académies a été relativement modeste. Mais ça a fait le buzz. Cette année, ce sont carrément deux bus de chaque académie soit 200 participantes qui viendront renforcer les troupes bordelaises.

Dans le même esprit, l’idée est de fédérer autour de ce projet, le mouvement sportif néo-aquitain. Ainsi, nous pouvons compter sur un engagement très fort de ce dernier que ce soit avec le comité régional olympique et sportif Nouvelle-Aquitaine ou avec les 15 ligues régionales  qui ont souhaité collaborer avec nous.
Il faut noter également le fort soutien du Conseil régional ainsi que de la Ville de Bordeaux.

La mixité et la parité devrait être naturels et intégrés dans tous les domaines de la vie en société

On se rend compte que l’UNSS est une des fédérations qui permet le plus aux filles de pratiquer une activité sportive. Quel regard portez-vous sur tous les projets de mixité ?

Personnellement, la problématique de la mixité n’est pas un sujet pour moi tout comme la parité car je pense que les deux devrait être naturels et intégrés dans tous les domaines de la vie en société. Cependant, les faits sont là et cela reste une réalité. C’est un dossier que nous prenons à cœur surtout pour permettre aux jeunes filles lycéennes, souvent en décrochage sportif à l’âge du lycée, de pratiquer ou de re-pratiquer une activité physique ou sportive surtout pour celles qui sont éloignées de la pratique, qu’elle qu’en soient les raisons : physiques, culturelles, sociales ou géographiques.

Bordeaux sera l’une des cinq villes concernées par La Lycéenne Maif Run cette année. Mais au-delà de cet évènement, pouvez-vous nous donner les grandes tendances sur le sport féminin dans votre région ?

Notre académie, comme les autres certainement, fait un focus particulier dans son plan de développement du sport scolaire sur le sport féminin sans pour autant le stigmatiser. Il s’agit surtout d’offrir les conditions les plus séduisantes pour que les jeunes filles aient envie de pratiquer une activité physique ou sportive en compétition ou en loisir.

Pour exemple, les activités artistiques, l’équitation sont traitées à part égale des autres pratiques sportives. Un autre exemple, nous avons créé un raid nature multiactivités uniquement dédié aux filles de lycées ou mixte pour les LP; ce raid affiche toujours « complet ». En dernier lieu, les activités de la forme proposées par l’UNSS tout comme le cross-fitness captent de nouveau public féminin.

De nombreuses animations seront organisées autour de la course. Pouvez-vous nous dévoiler tout ce qui sera fait autour de cette course ?

Comme son nom l’indique, la Lycéenne Maif Run est une course… non compétitive. « Je cours, à mon rythme, je marche, je me balade… ». L’important est de participer ensemble.
Après la course inaugurale, un village proposera une vingtaine de stands sportifs ou thématiques. Chaque lycéenne, en groupe, aura un roadbook qui lui proposera un circuit de cinq ateliers: aviron, tir à l’arc, rugby, double dutch, basket 3×3, Olympisme, Paris 2024, prévention police, zumba, nutrition et hygiène, laser run… et bien d’autres.

En tant que directeur régional, que représente la Lycéenne Maif Run dans votre calendrier annuel ?

La Lycéenne Maif Run, dès la première édition, s’est imposée dans le paysage du sport scolaire lycéen dans notre académie. Si l’on en juge par les retours que nous avons eus de la première édition de 2017, y compris ceux des collectivités locales et territoriales, il nous sera très difficile de supprimer cet événement ou de faire marche arrière. Nous constatons au contraire et avec bonheur que des petites « Lycéenne Maif Run » sont en train de naitre à Poitiers et dans d’autres départements comme au Pays Basque.
La Lycéenne Maif Run peut être considérée comme le point d’orgue annuel  du sport des lycéennes, peu ou pas sportives, mais qui ont envie de pratiquer les multiactivités entre copines.

Quels sont les grands évènements à venir dans votre région après la Lycéenne MAIF Run ?

L’académie de Bordeaux  est traditionnellement une terre d’accueil de grands événements. Pour exemple, 3 Mondiaux scolaires en 10 ans et bien d’autres grands rassemblements nationaux ou internationaux.
En janvier ce n’était rien d’autre que le championnat de France d’athlétisme indoor UNSS avec plus de 1200 participants. Prochainement, c’est l’UNSS et les AS qui assureront la cérémonie d’ouverture de la finale de la Coupe de la Ligue (LFP) qui opposera le 31 mars à Bordeaux le PSG à l’ASM. Cela a été également le cas pour les 5 matchs de l’EURO 2016 à Bordeaux.
D’ici la fin de l’année, nous aurons le plaisir d’accueillir les championnats de France UNSS suivants : course d’orientation, pelote, surf, rugby; la culture et la géographie de notre académie expliquant ses deux derniers championnats.
Début juillet, nous aurons le plaisir d’accueillir le séminaire national des cadres UNSS sur la Presqu’ile’île du Cap-Ferret.

UNSS

À lire également...