Sportives de caractère

Anaïs Martin Maurel, Le triathlon au coeur

2 mai 2018
Anaïs Martin, jeune lorraine de 28 ans, rafle les courses de triathlon dans l’est de la France. Son mari, Romain, n’est jamais très loin. Ensemble, ils ont mis le sport au cœur de leur histoire.

« J’ai commencé le sport très jeune, dans une famille où tout le monde faisait du sport », confie Anaïs. Après quelques années de tennis, elle se lance dans la natation, et c’est à la piscine qu’elle découvre le triathlon. A 10 ans, elle rejoint le groupe jeune de triathlon, déjà séduite pas la diversité de ce sport. « Lorsque j’en ai marre de courir, je fais du vélo et vice-versa. Et c’est un sport de plein air qui permet de découvrir des paysages magnifiques », livre la sportive.

Le baccalauréat en poche, Anaïs prend son envol pour démarrer ses études dans l’Empire du milieu. Les années passent, le sport s’efface progressivement de sa vie.

Chassez le naturel, il revient au galop ! Aujourd’hui, on ne compte plus les courses, les Bike and Run, les championnats de France de cross-country et de cyclisme où l’on peut retrouver cette sportive proche de la trentaine. Le triathlon, c’est un compromis entre plusieurs sports. C’est son compromis. « Il est mon objectif principal, mais je m’entraîne dans tous les sports, parfois séparément, parfois liés. L’été c’est environ douze heures d’entraînement par semaine et des compétitions tous les week-ends. L’hiver, c’est un peu moins. Environ huit heures et des compétitions un week-end sur deux », raconte Anaïs.

Le triathlon rime avec amour ! Pour Anaïs, le sport c’est aussi une histoire qui se construit à deux. « Quand j’ai rencontré Romain, cela m’a relancée après des années d’interruption. Il faisait du triathlon aussi, on s’était rencontrés sur une course de triathlon à 8 ans. On s’était perdus de vue avec les études puis on s’est retrouvés à 21 ans ! », souligne-t-elle.

Le rythme des entraînements et des compétitions, la pression, la joie et les déceptions, Anaïs et son époux les vivent ensemble. « Ce n’est pas une forme de pression supplémentaire, on a plus ou moins chacun nos objectifs. On est dans le respect de la performance de l’autre. Chacun fait ce qu’il peut. Ce qui est compliqué, c’est quand l’un a performé, l’autre non. C’est bien quand ça marche pour les deux. Dans tous les cas, on se comprend », affirme la jeune femme.

Le sport, une recette indispensable pour l’équilibre ? Sans hésitation, Anaïs affirme avoir mis au diapason sa vie de sportive et sa vie professionnelle. « J’arrive à ménager mon temps de travail et ma vie de sportive, pour que l’un n’affecte pas l’autre ». Avec un tel niveau d’engagement, l’idée aurait pu émerger de faire du triathlon son activité principale. Pas question pour cette championne ! « Je n’ai jamais eu envie de faire du sport mon métier. C’est vraiment deux mondes différents. Ne pas être professionnelle permet de quitter l’un pour retrouver l’autre. Je ne voulais pas que cela devienne une obligation. Pour moi, cela doit rester un plaisir, un loisir », précise Anaïs. Quand le sport devient la pierre angulaire d’une vie de femme…

Par CLAIRE SMAGGHE

Article extrait du magazine numéro 8 Les Sportives

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